
Politique
Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop) de Joseph Olenghankoy veut saisir la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sur les dossiers de nombreux candidats pour des législatives prévues le 20 décembre 2023.
Explications.
il reste 48 heures aux partis et regroupements politiques retoqués sur les listes des structures autorisées à participer aux législatives du 20 décembre prochain pour introduire leurs recours devant la Cour constitutionnelle.
Ils sont 51 au total : le nombre des partis et regroupements politiques qui ont été écartés de la course par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), pour n’avoir pas déposé au moins 290 candidatures requises, soit 60 % des 484 sièges en jeu.
Parmi les mécontents, il y a le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop) de Joseph Olenghankoy, actuel président du Conseil national de suivi de l’accord politique de la Saint-Sylvestre (CNSA), l’organe de suivi du processus électoral.
Au premier niveau de l’ancienne ambassade belge à Kinshasa, au centre-ville, près de dix juristes et cadres du Rassop sont rassemblés autour d'une table, jonchée de dossiers avec la Constitution et la loi électorale.
Ce Regroupement existe depuis 2017 mais n'a été autorisé à déposer les dossiers de ses candidats qu’une semaine avant la date de clôture en raison de lenteurs administratives au niveau de la Céni et du ministère de l’intérieur. Conséquence : seuls les dossiers de 87 des 500 candidats prévus ont été soumis.
Jules Namoli explique : « Notre liste n’était pas transmise à la Ceni, ce qui nous a empêché de déposer nos candidatures. Il n’est pas concevable que certains partis aient bénéficié d’un délai de 20 jours et qu’à notre tour, on nous donne 7 jours. C’est inconcevable ! ».
Les arguments d’Arloquin Ntumba sont beaucoup plus juridiques : « L’article 7 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, combiné avec l’article 12 de la Constitution, prévoient l’égalité de tous devant la loi. Le Rassop étant un regroupement politique, il avait également le droit de bénéficier des délais légaux, ce qui n’a pas été fait du fait d’un désordre au sein de la Ceni. »
Claude Bafuafua, le responsable de la centrale électorale du Regroupement, est suspicieux : « C’était une façon de la casser. Nous ne savons pas pourquoi la Ceni a joué ce rôle-là pour pouvoir nuire au Rassop. »
À la clôture du dépôt des recours, la Cour Constitutionnelle n’aura que dix jours pour rendre sa décision.
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