
Politique
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) va dévoiler, vendredi, la formule de l’organisation du débat contradictoire entre les candidats à la présidentielle de décembre prochain.
Douze (12) journalistes seront sélectionnés pour animer cette émission qui passera en public. Ils seront présentés le même jour, comme a précisé Christian Bosembe, le président de cette institution d’appui à la démocratie. “On a trouvé une meilleure formule, on va la dévoiler ce vendredi. On a fait quelque chose de formidable et là, nous avons sélectionné les meilleurs journalistes du Congo qui vont poser des questions dans les sept (7) thématiques que nous avons choisies”, a-t-il indiqué.
Pour ces émissions qui passeront sur la chaîne publique (RTNC), l’ancienne star télé a demandé aux vingt-six (26) candidats retenus dans la course de participer eux-mêmes à ce débat là. “Souvent les candidats présidents ne viennent pas participer eux-mêmes aux émissions. Ils délèguent toujours leurs membres. Voilà pourquoi cette fois-ci, nous insistons au niveau du CSAC pour que les candidats se présentent eux-mêmes. Le peuple congolais a besoin de vous entendre pour faire le choix”, s’est-il adressé aux challengers.
Cependant, Christian Bosembe a souligné que le CSAC a dû trouver une formule formidable étant donné qu’il ne peut pas y avoir un débat contradictoire comme les Congolais le pensent parce que la loi ne le permet pas. “La Constitution de notre pays prévoyait des élections à deux tours. Au premier tour, on pouvait faire ce qu’on voulait. Mais au second tour, on n’avait que deux candidats. À ce moment-là, il y avait l’obligation d’un débat contradictoire puisqu’il n’en restait que deux”, a-t-il expliqué.
Aujourd’hui, a-t-il ajouté, avec une élection présidentielle à un seul tour qui a 26 candidats, c'est pratiquement impossible d’organiser les débats contradictoires à deux. “S’il faut qu’on organise un débat contradictoire à deux, pour que chaque candidat débatte avec tous les autres challengers, on atteindra plus de 100 émissions. Ce qui veut dire qu’on dépassera même la période de la campagne”.
Au regard du temps accordé par la loi pour la campagne électorale (4 semaines), Bosembe estime que toutes les possibilités ne tiendront pas avec l’ancien format. ”S’il faut organiser un débat avec des groupes de 5 candidats, nous avons 26 candidats, l’un d’entre eux sera en difficulté, il n’aura pas de place. Il faut avoir au moins 4 groupes de 5 candidats et un groupe de 6 candidats pour un tel débat. Mais là aussi, nous aurons un problème de temps”, a précisé le patron de l’autorégulation.
D’après le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la campagne électorale va débuter le 19 novembre 2023 et prendre fin 4 semaines après, soit le 18 décembre. Durant la même période, chaque candidat à la présidentielle aura la possibilité de publier le message phare de son programme dans le bulletin quotidien de l’Agence congolaise de presse (ACP).
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Christian Bosembe, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) @Photo Droits tiers.