
Monde
"L'Heure du Crime" s'intéresse aujourd'hui à l'assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas. Le tireur présumé, Lee Harvey Oswald, a été abattu peu après son arrestation. Le mystère entoure encore cette mort, 60 ans plus tard.
Le 29 novembre 1963, le président des États-Unis, Lyndon B. Johnson, annonce la création d'une commission d'enquête fédérale sur la mort de John Fitzgerald Kennedy. Cette dernière est dirigée par le président de la Cour Suprême, Earl Warren, qui est sous la pression du directeur du FBI, John Edgar Hoover.
Pressée alors par la Maison Blanche d'en finir au plus vite, de nombreux témoins qui étaient aux premières loges, membres du Secret Service, policiers, médecins ne vont jamais être entendus. L’ouvrier Howard Brennan est le premier à avoir formellement identifié Oswald comme le tireur. Mais lors de la confrontation, il ne l’a même pas reconnu derrière une glace sans tain. "Tout le monde a intérêt à dire certaines choses et à en cacher d’autres", affirme Nicole Bacharan, politologue et invitée de L'Heure du Crime.
Après dix mois de travail, la commission Warren rend ses conclusions. Oswald est l’unique coupable, mais on ignore ses motivations. Interrogée, son épouse russe ne croit pas en la culpabilité de son mari.
Des documents confidentiels bientôt divulguer ?
Selon la commission, trois balles ont été tirées par l’arrière. Le mystère persiste sur la trajectoire de la deuxième balle. Cette dernière aurait touché le président et le gouverneur, en traversant la chaire de chacun.
Certains experts doutent. Ils estiment qu’il y a eu non pas trois, mais quatre tirs. Un scénario qui accréditerait l'idée selon laquelle Lee Harvey Oswald n'aurait pas été seul. Un deuxième tireur aurait été de la partie. "Il y a un ensemble considérable de preuves qui montrait qu’on lui a également tiré à l’avant. Il y aurait donc un deuxième tueur", souligne Anthony Summers, auteur et invité de L'Heure du Crime. Cette hypothèse restera écartée par la commission Warren.
Deux ans après la remise du rapport Warren, le New York Times demande une la création d'une commission parlementaire d'enquête pour examiner "l'impartialité" et la "crédibilité" à accorder au rapport Warren. Un sondage indique que 80 % de la population américaine ne croit pas aux conclusions officielles.
Quinze ans plus tard, les images de l’assassinat sont diffusées au grand public, le nouveau comité d'enquête parlementaire est créé. En 1979, le rapport donne un nouveau verdict : "À 95 %, nous pouvons affirmer qu'il y avait probablement un second tireur". L’enquête ne creusera pas plus. À ce jour, toutes les hypothèses continuent d’être étudiées, aucune vérité n’a surgi. "Le président Biden a déclaré que des documents confidentiels seront probablement divulgués dans de nombreuses années", conclut Anthony Summers.
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