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Le centre de santé Manomampia, une structure publique ouverte récemment dans la commune de Fungurume, fait face à la carence des malades. Et pour cause, la zone de santé y a érigé un centre de traitement du choléra. Ce qui crée de la superstition dans le chef des habitants des quartiers environnants.
Mardi 30 janvier, il est 17 heures à Fungurume dans la province du Lualaba. A l’entrée du centre de santé de Manomampia dans le quartier éponyme, une famille monte la garde d’un enfant malade. Il est admis en pédiatrie pour une complication du paludisme.
A côté, toutes les autres salles sont vides, les lits sont même superposés, personne également à la maternité. Par ailleurs, du côté du personnel soignant, un seul infirmier est présent dans la salle d’accueil et des urgences. Visiblement fatigué, cet agent sanitaire d’une soixantaine d’années est endormi, sa tête posée sur la table.
En effet, l’enfant allongé sur son lit en pédiatrie est le seul malade dans le centre, témoigne l’infirmier. Son nom n’est pas révélé pour des raisons de sécurité.
« Ce jeune enfant est arrivé hier. En plus des soins, il a reçu une transfusion sanguine. Deux autres malades qui étaient en observation ont quitté le centre »
Centre de traitement du choléra
La rareté des malades dans ce nouveau centre de santé du quartier Manomampia inquiète le personnel soignant. Elle affecte le fonctionnement de la structure qui, pourtant, est dotée de matériel. Mais les raisons de cette carence des malades sont ailleurs, indique encore cet infirmier.
« Depuis le mois d’octobre 2023, les autorités sanitaires ont décidé d’ouvrir ici chez nous un centre de traitement du choléra, CTC. Elles nous ont ainsi demandé de libérer le bloc de la maternité qui est derrière le bâtiment principal. Et c’est là qu’on réfère tous les cas de choléra ».
Et de poursuivre, « la présence du CTC chez nous crée de la méfiance au sein de la communauté. Il y a beaucoup de malades mais ils vont se faire soigner ailleurs par peur d’être contaminés par le choléra ».
Des charges sociales plus lourdes que les entrées
Entre-temps, le nombre réduit des fréquentations du centre de santé impacte aussi sur les ressources financières. Les recettes sont inférieures par rapport aux besoins. Or, le personnel du centre est au nombre de 17 personnes. Parmi elles, il y a des médecins, des infirmiers, des femmes de ménage ainsi que les sentinelles. « Aujourd’hui, nos responsables ne savent pas comment payer nos salaires », déclare encore l’infirmier d’un air désemparé.
Il faut dire qu'au centre de traitement du choléra, un seul cas a été admis ce mardi soir. Deux autres malades qui venaient de se rétablir, ont quitté le centre plus tôt dans la journée.
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