
Politique
« En 2018, l’approche de la fraude électorale avait consisté à organiser des élections. En 2023, le gangstérisme du pouvoir en place s’est carrément cristallisé dans la fabrication des résultats sans organiser les élections », a déclaré Martin Fayulu, lors de l’ouverture de la session extraordinaire du Conseil national de l’Ecidé, son parti politique, vendredi 1 mars 2024, à Kinshasa.
Un Conseil national qui se tient, selon Martin Fayulu, « à un moment extrêmement difficile pour notre pays. La République est effectivement en danger. L’intégrité territoriale et la stabilité du pays sont sérieusement menacées suite aux attaques et à l’agression à répétition du Rwanda et l’Ouganda dont nous sommes victimes depuis trois décennies », a-t-il ajouté.
Il a également rappelé que « de 1997 à ce jour, nous avons perdu plus de 12 millions de compatriotes, plus de 7 millions de Congolais ont fui leurs logis et constituent ce qu’on appelle les déplacés internes, des millions de femmes ont été violées et des millions d’autres citoyens sont désœuvrés ».
Pour l’opposant Martin Fayulu tout cela est arrivé « parce que notre pays fait l’objet de convoitise de la part de certains pays voisins ainsi que des multinationales internationales soutenues par d’autres États », a-t-il précisé.
Dans son discours, Martin Fayulu a, à cet effet, appelé à la mobilisation générale contre la balkanisation de la RDC.
« C’est pourquoi, nous devons tous, filles et fils de ce pays, résister comme une seule personne pour dire non à la balkanisation de notre pays, en intégrant l’indifférence de la communauté internationale dans l’équation. A tout prendre, l’insécurité s’est aujourd’hui généralisée, atteignant la partie ouest du pays, notamment les territoires de Kwamouth, Bagata, Kenge et l’est de la ville de Kinshasa. Malheureusement, le dispositif institutionnel interne est très faible, voire trop faible pour faire face à cette situation. Il souffre surtout de l’illégitimité des institutions et de leurs animateurs, des dysfonctionnements résultant de l’incompétence de ces derniers, à laquelle il faut ajouter leur détermination à vider la substance de la Constitution du 18 février 2006, notamment dans son mécanisme d’accession au pouvoir ».
Martin Fayulu a également profité de l’occasion pour critiquer le régime Tshisekedi.
« Outre cet état des choses, le pouvoir en place a érigé le tribalisme en mode de gestion de l’État, brisant ainsi la cohésion nationale et menaçant notre vivre ensemble comme nation. La corruption dans notre pays est devenue endémique. Les ressources naturelles du pays sont pillées par différents prédateurs internes et externes, le secteur minier est géré de manière hasardeuse et, au fil des années, le système éducatif, le système de santé publique, l’accès à l’eau potable et à l’électricité pour la majeure partie de notre population se sont dégradés, engendrant une paupérisation à l’extrême de nos populations manifestement abandonnées à elles-mêmes », a-t-il indiqué.
Le leader de l’Ecidé appelle les Congolais à « sauver la RDC du danger : le danger d’implosion et de balkanisation ainsi que le danger des crises politiques récurrentes dues à la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs », a-t-il insisté.
C’est sur le thème : « sauvons la RDC du danger » que se tient ce Conseil national de l’Ecidé.
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