
Monde
Alors que les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah libanais s’intensifient ces derniers jours, l’armée israélienne a validé, mardi, des plans pour une offensive militaire au Liban.
L’armée israélienne a annoncé, mardi 18 juin, avoir approuvé des plans opérationnels en vue d’une "offensive au Liban", après des jours d’escalade avec le Hezbollah dans la zone frontalière, en marge de la guerre dans la bande de Gaza.
Le commandement militaire israélien a ainsi précisé que ces plans avaient été "approuvés et validés", lors d’une réunion entre généraux consacrée à une "évaluation de la situation". Le même jour, le ministre des Affaires étrangères israélien, Israël Katz, avait menacé le Hezbollah libanais, allié du mouvement islamiste Hamas, de destruction à l’issue d’une "guerre totale".
Netanyahou souhaite continuer d’occuper les territoires palestiniens dans un "avenir prévisible"
Dans un entretien publié mercredi 19 juin dans Le Figaro, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a estimé que "l’État palestinien n’existe pas", affirmant qu’Israël "devra garder le contrôle de la sécurité, du Jourdain à la mer" dans un "avenir prévisible".
Questionné sur la création d’un État palestinien, le Premier ministre israélien a jugé que "les Palestiniens vivant dans les territoires contrôlés par eux […] devront avoir tous les pouvoirs pour se gouverner eux-mêmes, mais aucun pour nous menacer". Benyamin Netanyahou a ainsi justifié l’occupation de la Cisjordanie palestinienne, estimant que "si nous abandonnions notre contrôle" sur ce territoire, "l’Iran s’en emparerait immédiatement".
Egalement interrogé sur le plan de Joe Biden pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, il a répété que ce sont "les dirigeants du Hamas qui font obstacle à un accord", estimant que l’exigence d’un "cessez-le-feu permanent […] laissera ces terroristes maîtres de Gaza".
Israël aura ce dont il a besoin, répond Blinken à Netanyahou
Les Etats-Unis ont affiché leur incrédulité, mardi 18 juin, après des propos du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Le même jour, lors un discours à Tel Aviv, celui-ci a jugé "inconcevable" que l’administration Biden puisse retarder la livraison d’armes à Israël pour sa guerre à Gaza.
-"Comment est-il possible que les armes et les munitions que nous avons achetées avec notre argent tardent à arriver des Etats-Unis ?", s’interrogeait mardi le Premier ministre israélien. "Nous ne savons vraiment pas de quoi il parle", a répondu mardi la porte-parole de la MaisonBlanche, Karine Jean Pierre. À l’exception d’une "cargaison particulière de munitions […], il n’y a pas d’autres pauses. Aucune", a-t-elle dit à la presse.
Un peu plus tôt, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, avait indiqué que les Etats-Unis "poursuivent l’examen" d’une livraison de bombes à Israël qui avait été suspendue par crainte qu’elles ne soient utilisées à Rafah, mais s’assurent qu’Israël a "ce dont il a besoin pour se défendre".
Netanyahou va rencontrer des familles d’otages morts à Gaza
Benyamin Netanyahou a invité des proches d’otages tués dans la bande de Gaza à une réunion à sa résidence, ont indiqué plusieurs familles à l’AFP, mardi 18 juin, alors que les critiques se multiplient sur sa réponse à la crise des otages.
Le Premier ministre recevra une partie des familles ce jeudi et l’autre dimanche, selon des informations recueillies auprès de quatre familles. Lors d’un point presse, David Mencer, porte-parole du bureau du Premier ministre, a refusé de confirmer l’invitation.
"J’ai été invité à rencontrer le Premier ministre" a confirmé à l’AFP Sharon Sharabi, dont deux frères, Yossi et Eli Sharabi, ont été enlevés le 7 octobre du kibboutz Beeri, où ils vivaient. Il a précisé avoir l’intention de se rendre à cette invitation, le 23 juin. En février, l’armée lui avait annoncé que son frère Yossi avait été tué et que son corps était aux mains du Hamas.
Sur les 116 personnes toujours otages dans la bande de Gaza, 41 sont mortes, selon l’armée israélienne. Une membre de la famille d’un otage mort en captivité a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, qu’elle avait décliné l’invitation.
Le renseignement israélien avait connaissance d’un plan visant à faire des otages
Selon une enquête diffusée mardi 18 juin par la radiotélévision publique israélienne Kan, le renseignement militaire israélien avait connaissance peu avant le 7 octobre d’un projet d’attaque du Hamas dont le but était de prendre plusieurs centaines d’otages en Israël.
Le média rapporte ainsi que l’unité 8200, chargée des écoutes, a rédigé le 19 septembre un rapport détaillant des entraînements d’unités d’élite du mouvement islamiste palestinien en vue de raids contre des positions militaires et des kibboutz dans le sud d’Israël. Soit moins de trois semaines avant que le Hamas ne lance son attaque dévastatrice du 7 octobre.
Les responsables du renseignement au sein du commandement militaire sud, chargé de la bande de Gaza, étaient au courant de ce rapport, a ajouté Kan, en citant des responsables anonymes de services de sécurité. D’après la radiotélévision, le mémo notait que le mouvement islamiste visait "200 à 250 otages". Interrogé par l’AFP sur les révélations de ce média, un porte-parole militaire israélien a indiqué que l’armée "enquêtait sur les événements survenus le 7 octobre et sur ce qui les a précédés".
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