
Politique
En République démocratique du Congo, la Première ministre est la cheffe du gouvernement. C’est elle qui rend compte à l’Assemblée nationale des résultats de la gestion du pays. C’est pourquoi, en cas de couac, c’est elle qui est interpellée par la représentation nationale. Si les députés nationaux estiment que son bilan est jugé négatif, ils peuvent voter une motion de censure contre elle. Nous sommes encore loin d’en arriver là.
Au regard de la gouvernance de quelques ministres, une certaine opinion estime que 100 jours après sa prise des fonctions, Mme Judith Suminwa peut bien proposer au président de la République un réaménagement de son gouvernement.
« À voir la situation sur le terrain, il se révèle qu’il y a une stagnation inquiétante dans des secteurs-clés tels que l’agriculture, l’économie et les infrastructures », assurent certains analystes.
« La note la plus sombre est accordée à la mise en œuvre du programme de développement local des 145 territoires (145 T) où il n’existe aucune trace de début de réalisation dans certaines provinces », renchérit un observateur.
« Pourtant, argumente-t-il, cet ambitieux programme, jamais mis en œuvre auparavant, avait suscité énormément d’espoirs dans la population ».
Suivant l’adage selon lequel « on bat le fer quand il est chaud », la cheffe du gouvernement ne peut pas encore attendre pour colmater les brèches décelées. Aux dires des experts avérés, la qualité de la gouvernance et le développement du capital humain constituent des leviers essentiels pour favoriser la croissance économique et le bien-être collectif. C’est ici qu’il y a beaucoup à faire dans le pays.
L’évaluation des 100 jours du gouvernement Suminwa devra, en principe, se conformer à son programme, basé sur six axes clairement définis. Il est vrai que certains sont à exécuter sur les moyen et long terme.
Cependant, d’autres exigent que, dès le départ, le décor des innovations soient planté pour redonner la confiance à la population.
Parmi ceux qui sont exigeants vis-à-vis de la Première ministre, l’on compte des élus nationaux qui ont déjà déposé des questions orales avec débats sur la table du Bureau de la chambre basse du Parlement.
Il y en a même une qui concerne la cheffe du gouvernement elle-même. Avec cette allure, la Première ministre et ses ministres risquent de passer le clair de leur temps au Palais du peuple pour justifier leur gestion.
Pour éviter ce scénario catastrophe, vaut mieux disposer d’une grande équipe des vertébrés qui n’auront pas, à chaque instant, à répondre aux lacunes de leur gouvernance. Le suivi de près de l’exécution de sa feuille de route par les membres du gouvernement devrait occuper une place de choix dans son agenda.
À ce propos, la Première ministre est appelée à veiller à ce que ses collaborateurs se passent des discours flatteurs dans leurs interventions publiques. Le président de la République et elle-même ont fait confiance à ces cadres du pays. Raison pour laquelle ils les ont nommés aux différentes fonctions.
Il n’y a donc aucune raison qu’ils se mettent à encenser à longueur des journées les deux têtes d’affiche du pays. On risquerait de croire que c’est une manière pour ceux-là qui excellent dans cette pratique de cacher leur incompétence, auquel cas ils n’ont pas de place dans l’institution qui dirige au quotidien le pays.
C’est d’ailleurs la décision que d’aucuns appellent Mme Suminwa à prendre pour se débarrasser de « ses bois morts ».
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