
Société
« Nous avons déposé une question d'actualité envoyée au ministre de la Justice pour qu’il nous explique la situation, les contours et le fondement juridique de ce qu'il a posé comme acte », indique, sur Top Congo FM, Meschack Mandefu Muela, député national, après la libération de plus de 1600 détenus de la prison centrale de Makala, notamment pour des raisons de santé.
Alors que cette mesure est appréciée par plusieurs organisations des droits humains au regard de la situation actuelle de la principale prison du pays où, selon le ministre d'État à la justice, « plus de 85% des prisonniers sont des détenus préventifs », cet élu de Kazumba, au Kasaï Central, estime que « la mesure prise par le ministre de la Justice pour libérer les prisonniers fait partie de ses prérogatives. Mais la loi établit un encadrement pour de telles mesures ».
Il fait observer que « la mesure a été prise, mais la population vit une toute autre réalité. Quand vous sillonnez les communes situées autour de la prison centrale de Makala, vous trouverez que les gens sont dans l'insécurité. Ils sont dérangés par des prisonniers libérés ».
« Les victimes des faits infractionnels dont les prisonniers libérés ont été auteurs, craignent aujourd'hui que ces prisonniers libérés se vengent », relève-t-il.
« Avec l'acte posé par le ministre d'État, Constant Mutamba, il y a risque que ces libérés fassent l'objet de justice populaire parce que les victimes ne peuvent pas accepter de voir leurs bourreaux circuler librement », craint-il.
D'après son appréhension, « il a fallu que le ministre prenne une mesure d'encadrement pouvant aider à la réinsertion de ces prisonniers dans la société, au regard des mesures édictées par la loi. La loi sur le régime pénitentiaire est claire sur cette question ».
Depuis son arrivée à la tête du ministère de la justice, Constant Mutamba a procédé à quelques vagues de libération de prisonniers, dans l'optique de désengorger la prison centrale de Makala, construite avant l’indépendance de la RDC pour 1500 personnes, mais qui en héberge près de 15 000 aujourd'hui .
Cette dernière vague de libération concerne 1 685 prisonniers malades détenus à la prison centrale de Makala. D'après son cabinet, c'est dans le but de leur permettre d'aller suivre des soins appropriés.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Révision constitutionnelle : Les politiques congolais tentent de créer l’imbroglio dans le plan de Dieu
13.03.2026, 4 commentairesPolitique Changement ou révision de la Constitution : quelques Kinois s’expriment (Micro-trottoir)
14.03.2026, 4 commentairesDiaspora La ministre d’État aux Affaires étrangères face à la diaspora congolaise de Belgique
14.03.2026, 4 commentairesPolitique « Celui qui osera toucher à la Constitution verra le peuple et moi sur son chemin » (Martin Fayulu)
16.03.2026, 4 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance
Meschack Mandefu Muela,