
Société
Didier Bitaki, expert en désarmement et en droit international humanitaire, ancien membre des groupes armés du Nord-Kivu, critique vivement le récent rapport de l’Institut de recherche Ebuteli sur le phénomène Wazalendo. Selon lui, « les détails synthétiques fournis dans ce rapport sont provocateurs et manipulés de l’extérieur par des réseaux de prédation ».
Il qualifie ce document de tendancieux et rappelle que la loi instituant la Réserve armée de la défense (RAD), dont il affirme être l’auteur, définit précisément les modalités et conditions de fonctionnement des Wazalendo, qui ne constituent en aucun cas une menace imminente.
Didier Bitaki s’interroge : « Comment peut-on imaginer qu’une personne reste clouée au lit alors qu’elle a les moyens de se défendre lorsque sa maison est attaquée ? » Il souligne que les Wazalendo sont avant tout des citoyens congolais, qu’ils soient d’anciens membres de groupes armés ou non. Le terme Wazalendo a été popularisé par un général kényan dirigeant la force de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), mais cela ne signifie pas que ces personnes n’étaient pas autrefois appelées Mai-Mai.
Ces Mai-Mai, répondant à l’appel du Chef de l’État, ont volontairement adhéré à la Réserve armée de la Défense, sans y être contraints.
Il insiste également sur le fait que personne ne peut contraindre la République à définir strictement qui doit défendre le pays lorsque la nation est menacée ou agressée par une puissance extérieure.
Par ailleurs, Didier Bitaki rappelle que la loi prévoit clairement ce que deviennent ces citoyens à la fin du conflit. Le gouvernement congolais a mis en place des processus spécifiques de désarmement pour les membres de la Réserve armée de la Défense, qui doivent ensuite réintégrer leur vie et leurs activités quotidiennes.
Dans son rapport publié le vendredi 16 mai, l’Institut de recherche Ebuteli avance que l’une des motivations du phénomène Wazalendo, partenaires des Forces armées de la RDC, serait la possibilité d’accéder à des financements, à des postes dans l’armée nationale, et éventuellement d’obtenir l’impunité pour leurs crimes passés. Ebuteli estime par ailleurs que le soutien aux groupes armés locaux constituera une lourde hypothèque politique pour les années à venir.
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(Photo d'illustration) Les FARDC sur les lignes de front au Nord-Kivu. Ministère de la Défense.