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Politique

Après la raclée, Matata aiguise sa contre-attaque

2025-05-23
23.05.2025
2025-05-23
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La condamnation à dix ans de travaux forcés infligée à l’ancien Premier ministre, Augustin Matata par la Cour constitutionnelle a provoqué une onde de choc sur la scène politique congolaise. Jugé pour avoir détourné plus de 245 millions de dollars destinés au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, l’élu de Kindu est pointé pour avoir orchestré l’un des retentissants scandales financiers de la dernière décennie. Mais pour sa défense, ce verdict est tout simplement un simulacre de justice.

« Il y a eu de tout, sauf du droit », s’insurge maître Laurent Onyemba, l’un des avocats du condamné. Le conseil de Matata fustige une décision « déconnectée de la vérité du procès », fruit d’une « juxtaposition de faits isolés du droit ».

Selon lui, les principes élémentaires d’un procès équitable ont été foulés aux pieds, et l’arrêt rendu par la plus haute juridiction du pays ne saurait être accepté sans contestation. « Nous attendons le feu vert de notre client pour déposer une requête en inconstitutionnalité. Cet arrêt ne nous est pas opposable », affirme l’avocat, convaincu que cette affaire est instrumentalisée à des fins purement politiques. La défense accuse la haute Cour d’avoir fabriqué des chiffres, travesti les faits et ignoré les immunités parlementaires de l’élu de Maniema.

 L’opposition se range derrière Matata 

Pour Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, ce verdict marque une dérive autoritaire inquiétante. Sur X, il a dénoncé un arrêt « scélérat », destiné à éliminer un rival politique. « Non bis in idem piétiné, immunités bafouées, droit poignardé… La Cour s’érige en bras armé d’un pouvoir à la dérive », a-t-il fustigé. Et de conclure : « Se ranger derrière Matata n’est pas une option, c’est un impératif pour toute opposition digne ».

Alors que le camp présidentiel salue une victoire de l’état de droit, les partisans de Matata dénoncent un procès à charge, destiné à abattre une figure de proue de l’opposition congolaise. Dans les jours à venir, la Cour pourrait être saisie pour examiner la constitutionnalité de sa propre décision, un paradoxe juridique qui illustre toute la complexité et la tension d’un dossier devenu hautement politique. « L’arrêt est déconnecté de la vérité et invalide toute crédibilité pour l’image de notre justice. Nous allons introduire, si le client l’agrée, une requête en inconstitutionnalité de l’arrêt. Nous avons la garantie qu’il s’agit ici d’un procès politique. Cet arrêt ne nous est pas opposable », affirme Me Onyemba.

 Feuilleton judiciaire 

La condamnation de l’ex-chef du gouvernement clôt un feuilleton judiciaire entamé en 2021, marqué par des blocages, des annulations et une remise en question constante de la compétence des juridictions saisies. Ironie du sort : la Cour constitutionnelle s’était elle-même déclarée incompétente il y a trois ans, avant de faire volte-face. Un revirement que l’opposition qualifie de « cousu de fil blanc ».

Dans sa conclusion, la Cour a certifié que Matata Ponyo avait « conçu, participé et bénéficié » au détournement de fonds en validant des paiements surfacturés et des travaux non exécutés. Plus de 156 millions de dollars pour le parc agro-industriel et 89 millions de dollars alloués à la construction du marché international de Kinshasa, deux projets qui n’ont jamais abouti.

La juridiction a ajouté que Matata Ponyo avait usurpé les fonctions de ministre des Finances qu’il venait d’occuper avant d’être Premier ministre. Sans surprise, la Cour a ordonné la confiscation des biens de trois hommes au prorata des sommes détournées. Ainsi, les deux autres accusés, absents du territoire, ont été également condamnés. L’ancien gouverneur de la Banque centrale, Deogratias Mutombo et l’homme d’affaires sud-africain Christo Grobler, écopent chacun de cinq ans de prison. Mais c’est bien la figure du leader du parti LGD qui cristallise aujourd’hui les débats sur l’indépendance de la justice congolaise.

Patrick Mputu
Ouragan / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 362 jours
Félicitations Mr le juge. Ce monsieur mérite bien la prison car c'est un grand voleur de deniers publics. D'ailleurs, les 10 années lui octroyées sont insuffisantes. Mais, il faut que la rigueur de la loi lui soit appliquée.

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Il y a 362 jours
Félicitations Mr le juge. Ce monsieur mérite bien la prison car c'est un grand voleur de deniers publics. D'ailleurs, les 10 années lui octroyées sont insuffisantes. Mais, il faut que la rigueur de la loi lui soit appliquée.

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Il y a 362 jours
Il y'a eu combien d'expertises dans ce dossier ? Pourquoi le même Matata n'a pas été incriminé pour les autres œuvres durant son mandat, dont la compagnie aérienne et transco eecc. Il est accusé avoir monté l'affaire Bukanga Lonzo, pourquoi Matata n'a pas continué dans ses autres affaires le même comportement ?

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