
Politique
Les réactions continuent d’affluer suite à l’annonce à la nation de Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo.
La dernière en date est celle de l’imposant Jean-Marc Kabund, qui s’est exprimé ce samedi 24 mai sur le réseau social X. Pour lui, « nul n’est fort éternellement », en écoutant le discours du président honoraire.
Dans un État véritablement démocratique, selon l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, le combat pour la démocratie ne « devrait jamais être criminalisé », car, a-t-il précisé, « il est mené non seulement pour honorer les morts, mais aussi pour défendre les vivants et préserver l’avenir des générations à venir ».
« Le discours de J.K.K. nous enseigne clairement que nul n’est plus grand et plus fort que la nation qui l’a vu naître. Aux détenteurs du pouvoir actuels et à venir : quelle que soit la durée de la fête, le moment viendra où l’on devra répondre de ses actes devant l’histoire — voire même devant la justice », a-t-il déclaré.
Dans son propos, l’ex-président intérimaire du parti au pouvoir (Union pour la démocratie et le progrès social) a souligné le caractère « impératif » que les détenteurs actuels du pouvoir comprennent que le combat pour la démocratie est également mené pour eux.
« Évaluer la démocratie à l’aune de ses intérêts personnels constitue une distorsion dangereuse : c’est non seulement politiquement incorrect, mais aussi socialement injuste. On ne peut pas défendre la démocratie uniquement lorsque l’on se trouve du mauvais côté du revolver, et tolérer la dictature lorsqu’on est du bon côté du revolver. La démocratie et l’État de droit doivent être fondés sur des principes et des normes reconnus à la fois au niveau national et international », a ajouté le président de l’alliance pour le changement.
Et d’ajouter : « Un conseil s’impose dès lors : respectez les règles démocratiques, les lois et les règlements de la République. Préparez-vous, avec responsabilité et humilité, à quitter le pouvoir, car la roue de l’histoire tourne inlassablement — et, comme le dit si bien l’adage, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ».
Dans son adresse à la nation faite vendredi, l’ex-chef de l’État Kabila a accusé le régime en place d’institutionnaliser le tribalisme, voire le népotisme. Le président honoraire a évoqué « l’opposition entre les communautés nationales, le discours de haine, l’injustice et l’impunité », qui, selon lui, ont détruit la cohésion nationale et le vivre-ensemble.
Le quatrième président de l’histoire du pays a également critiqué le fait que « les nouveaux dirigeants puissent s’illustrer par une série de violations de la constitution de la République, avec pour ambition de concentrer tout le pouvoir entre les mains d’un seul individu (Félix Tshisekedi : ndrl) », au mépris du pacte qui cimentait la cohésion nationale.
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