
Politique
La reprise des pourparlers entre Kinshasa et l’AFC/M23 à Doha, a été louée mardi 15 juillet par le Conseil national de suivi de l’accord de Saint Sylvestre (CNSA). Son président, Joseph Olenghankoy, a convié les parties prenantes à privilégier l’intérêt supérieur de la nation et au respect de la Constitution.
Alors que les tractations prennent une vitesse de croisière en terre qatarie pour un accord d’ici la fin de semaine, les tensions ne faiblissent pas sur le terrain. Le gouvernement congolais accuse le mouvement rebelle d’avoir renforcé son effectif dans la province du Sud-Kivu. L’objectif, a-t-on appris du dernier Conseil des ministres, est de s’emparer de nouveaux territoires, notamment la ville stratégique d’Uvira, toujours sous contrôle des FARDC.
Nonobstant cet environnement tendu, les autorités du Qatar s’activent pour obtenir au moins une déclaration de principes, préalable à l’accord final. Et pour cela, elles ont été rejointes par les Américains, eux qui ont déjà réussi à faire trouver un accord signé le 27 juin à Washington entre la RDC et le Rwanda.
En interne, le CNSA dit faire siennes toutes les initiatives visant la tenue du dialogue national inclusif. D’ailleurs, son dirigeant rappelle qu’en principe, la solution à la crise actuelle devrait commencer par une concertation entre Congolais (gouvernement, société civile, opposition armée et non armée).
Olenghankoy, qui a navigué dans le microcosme politique depuis les années Mobutu, Kabila père et fils, aux côtés de feu Étienne Tshisekedi, conçoit mal que la crise interne trouve des solutions à l’étranger. « L’exposition de nos divergences internes aux États étrangers, non intéressés par notre sort, fragilise la confiance en nous-mêmes et réduit les capacités nationales à nous assumer. Cette dépendance vis-à-vis d’acteurs étrangers démontre une absence de confiance dans nos propres institutions et leaders, et peut mener à une forme de colonisation économique et politique, ainsi qu’à une aliénation mentale collective », a-t-il fait remarquer.
D’après le vieux routier, pour véritablement aspirer à la souveraineté, il est primordial que les citoyens apprennent à dialoguer et à construire des ponts de communication. À ceux-ci s’ajoute, poursuit-il, la confiance mutuelle.
Les actes d’intolérance et de violences physiques envers les autorités et les chefs religieux, observés actuellement dans la société congolaise, ne plaisent pas au CNSA. D’où, au-delà de la condamnation, l’institution invite les Congolais à bannir le tribalisme, le régionalisme et les discours de haine, car pour le moment, chacun doit œuvrer pour la paix et la réunification du pays, notamment à travers le processus de Doha.
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oseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord de Saint Sylvestre (CNSA) @Photo Droits tiers.