
Monde
Après l’annonce de la France de reconnaître un État palestinien, l'Allemagne a rejeté cette option tout en rappelant son soutien à la solution à deux États.
Berlin a toujours considéré que la reconnaissance d'un État palestinien doit être le résultat de négociations entre Israël et la Palestine, dans le cadre d'une solution à deux États. Une solution incluant également l’Autorité palestinienne qui serait responsable de la Cisjordanie et de Gaza.
La position allemande ne change donc pas, même avec cette annonce du président français Emmanuel Macron. Berlin reste ferme : une reconnaissance actuelle de l’État palestinien serait un mauvais signal dans le contexte de conflit et de tensions dans la région.
Encore une fois, la France et l’Allemagne restent divisées sur cette question.
Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, a rappelé que la sécurité d'Israël "revêt une importance primordiale" pour l'Allemagne.
Berlin demeure l’un des plus fidèles soutiens de l’État hébreu, en raison de sa responsabilité historique dans la Shoah, mais l'Allemagne est aussi préoccupée par la situation humanitaire dans la bande de Gaza.
Le gouvernement allemand a d’ailleurs menacé le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, de réviser son soutien s’il ne mettait pas un terme à la catastrophe humanitaire en cours dans le territoire palestinien.

Berlin insiste sur la nécessité "d'une perspective politique viable pour Gaza, afin qu'un cessez-le-feu temporaire puisse déboucher sur une paix durable".
Sur l’annexion de la Cisjordanie, le gouvernement allemand a prévenu Israël qu'il ne doit y avoir aucune nouvelle mesure. Mais pour Yariv Levin, vice-Premier ministre israélien, il est désormais "temps d'appliquer la souveraineté israélienne" en Cisjordanie, territoire qu'Israël occupe depuis 1967.
Une décision qui " récompense la terreur "
En reconnaissant un État palestinien en septembre prochain, la France devient la première puissance du G7 à prendre une telle mesure. Une annonce que le Hamas a qualifié d’"étape positive ", alors que le Premier ministre israélien a fustigé, sur X, une décision qui " récompense la terreur " en référence à l'attaque terroriste du Hamas sur le sud d'Israël, le 7 octobre 2023. Pour Benyamin Netanyahou, cette décision est une "tâche noire dans l'histoire française".
Benyamin Netanyahou affirme que les Palestiniens ne cherchent pas à obtenir un État aux côtés d'Israël, mais un État à la place d'Israël.
De ce point de vue, il semble ne pas faire de distinction entre le Hamas, qui nie l’existence d’Israël, et l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas, qui est en faveur d’une solution à deux États.
Mais l’Autorité palestinienne ne joue plus qu’un rôle politique secondaire face au Hamas, même si l’organisation terroriste a été affaiblie par près de deux ans de guerre.
La France vient s’ajouter à l'Irlande, l'Espagne, la Norvège et la Slovénie qui avaient déjà franchi le pas de la reconnaissance, en mai 2024. A ce jour, au moins 142 Etats des 193 membres de l'Assemblée générale des Nations unies ont reconnu un État palestinien.
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