
Monde
De nouvelles frappes nocturnes russes sur l'Ukraine ont fait au moins 25 morts dans les régions de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk, ont indiqué les autorités mardi.
Au moins 25 civils, dont une femme enceinte et une quinzaine de détenus d'une colonie pénitentiaire, ont été tués en Ukraine dans des frappes russes dans la nuit, ont indiqué mardi 29 juillet les autorités ukrainiennes, au lendemain d'un nouvel ultimatum de Donald Trump à Vladimir Poutine. Une cinquantaine de personnes ont aussi été blessées dans ces frappes, ont précisé les autorités.
Dans la région de Zaporijjia, une série de bombardements contre une colonie pénitentiaire a fait 17 morts et 42 blessés, selon le ministère ukrainien de la Justice.
"Il s'agissait d'une frappe délibérée, intentionnelle, et non accidentelle", a dit le président ukrainien Volodmyr Zelensky sur les réseaux sociaux, estimant que "les Russes ne pouvaient ignorer qu'ils visaient des civils dans cet établissement". Le Kremlin a démenti, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, viser "des cibles civiles", affirmant que l'armée russe ne menaient des frappes que "sur des infrastructures militaires ou liées à l'armée".
Des images publiées par le ministère de la Justice ukrainien montrent des débris et des briques éparpillés au sol autour d'un bâtiment de la colonie pénitentiaire de Bilenkivska, dont les vitres ont été soufflées. Il n'y a pas de risque que des détenus s'évadent, l'enceinte de l'établissement n'étant pas endommagée, a précisé le ministère.
Cette frappe a lieu trois ans jour pour jour après une attaque aérienne contre la prison d'Olenivka dans une partie de la région ukrainienne de Donetsk (Est) sous occupation russe, qui avait tué de nombreux prisonniers ukrainiens.
La frappe intervient également un jour après que le président américain Donald Trump a fixé à Moscou un nouvel ultimatum, plus court, pour mettre fin à trois ans d'invasion de l'Ukraine, sous peine de sévères sanctions.
"Le régime de Poutine, qui profère également des menaces contre les États-Unis par l'intermédiaire de certains de ses porte-parole, doit faire face à des coups économiques et militaires qui le privent de la capacité de faire la guerre", a écrit le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak sur X.
Un haut responsable ukrainien a indiqué à l'AFP que 274 personnes, toutes Ukrainiennes, étaient détenues dans la colonie pénitentiaire de Bilenkivska, dans laquelle travaillaient 30 employés au moment de la frappe.
Selon ce haut responsable, qui a précisé qu'aucun prisonnier de guerre russe ne se trouvait dans cette prison, la Russie "savait qu'elle visait une infrastructure civile".
"Violation flagrante du droit humanitaire international"
À la suite de l'attaque sur la prison, le médiateur ukrainien chargé des droits humains, Dmytro Loubinets, a dénoncé mardi sur X une "violation flagrante du droit humanitaire international" et une "nouvelle preuve des crimes de guerre commis par la Russie".
"Les personnes détenues dans des lieux de détention ne perdent pas leur droit à la vie et à la protection", a-t-il dit.
L'armée de l'air ukrainienne a affirmé que la Russie avait lancé sur l'Ukraine deux missiles et 37 drones ou drones leurres dans la nuit de lundi à mardi, dont 32 ont été abattus. Un nombre plus faible que d'habitude alors que la Russie intensifie ses frappes par drones ces derniers mois, pouvant en lancer plus de 500 par nuit. "Cinq drones et deux missiles ont touché trois sites", a indiqué l'armée de l'air.
D'autres attaques dans la région de Dnipropetrovsk (centre) et Kharkiv (nord-est) ont fait au moins cinq morts, ont annoncé les autorités locales. Un tir de missile sur la ville de Kamyanske a tué deux personnes, en a blessé cinq et a endommagé un hôpital, a déclaré Sergiï Lysak, chef de l'administration militaire régionale de Dnipropetrovsk, sur Telegram.
Une autre personne a été tuée et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le district de Synelnykivskï de cette même région par "des drones" explosifs "et des bombes guidées".
Lors d'une autre attaque à Velykomykhaïlivska, une "femme de 75 ans a été tuée", a-t-il posté sur Telegram.
Une attaque de roquettes multiples a tué une personne dans la ville de Koupiansk, dans la région de Kharkiv.
Un mort en Russie
En Russie, une personne a été tuée dans la nuit de lundi à mardi dans la région de Rostov par une attaque de drones ukrainiens, a annoncé le gouverneur régional Iouri Sliousar.
Cette attaque a visé les districts de Salsk, Kamensk-Chakhtinsky, Volgodonsk, Bokovsky et Tarasovsky, a déclaré Iouri Sliousar sur Telegram.
À Salsk, "une voiture a été endommagée dans la rue Ostrovsky. Malheureusement, le conducteur qui était dedans est mort", a-t-il écrit.
Des débris de drones sont par ailleurs tombés sur la gare de Salsk, endommageant un train de passagers et un autre de marchandises, sans faire de blessés, ont indiqué les chemins de fer russes.
Le Kremlin dit maintenir son "engagement" pour résoudre le conflit
Malgré ces frappes des deux côtés, le Kremlin a assuré mardi maintenir son "engagement en faveur d'un processus de paix" en Ukraine après l'ultimatum posé par Donald Trump. "Nous avons pris note de la déclaration du président Trump hier", a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé par des journalistes.
"L'opération spéciale se poursuit. Et nous continuons à maintenir notre engagement en faveur du processus de paix pour résoudre le conflit autour de l'Ukraine et préserver nos intérêts", a-t-il ajouté, en utilisant l'euphémisme imposé par les autorités russes pour évoquer leur assaut dans ce pays.
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