
Afrique
Un grand défilé - civil et militaire - s’est déroulé le vendredi 15 août à Brazzaville à l'occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du pays. La veille, le chef de l’État, Denis Sassou-Nguesso, a prononcé un discours dans lequel il a prôné la paix, défendu le panafricanisme et déploré un contexte international miné par la guerre. Des mots qui n'ont pas convaincu l'opposition à quelques mois de la prochaine élection présidentielle.
Après le discours de Denis Sassou-Nguesso, prononcé à l'occasion du 65ᵉ anniversaire de l'indépendance du Congo, évoquant une « paix dangereusement menacée par un contexte international marqué par la récurrence des conflits armés », qui « ne peut faciliter la sortie d’une crise économique dont les répercussions compromettent le bien-être des populations », les réactions politiques ne se sont pas fait attendre.
Le candidat déclaré à la présidentielle de mars 2026, l’opposant Destin Gavet, président du Mouvement républicain, n'a pas tardé à dénoncer les propos du chef de l'État vendredi : « Est-ce qu’on peut parler de paix lorsque la population s’enfonce dans une précarité indescriptible ? », a-t-il questionné. Et en ce qui concerne la « vivification du panafricanisme, rejetant les égoïsmes », évoquée par le président, l'opposant n'a pas mâché ses morts : « Là encore, nous constatons que ce sont des paroles mielleuses de la part du Chef de l’État. » Rappelant au passage qu'en mars dernier, l’activiste Kemi Seba a été expulsé de Brazzaville, alors qu’il voulait animer une conférence sur le Franc CFA.
Un avis partagé par un autre opposant, Clément Miérassa : « La paix n’est pas seulement le non-crépitement des armes. La misère ou la souffrance dans laquelle les Congolais se trouvent aujourd’hui, ne peut pas permettre d’avoir la paix », a-t-il analysé.
Pas de candidature officielle à sa réélection
Face aux critiques, Paul Ganongo, député du Parti congolais du travail, le parti au pouvoir, a pris la défense de son président. L'élu estime que les opposants n'ont pas compris le message de son chef. Expliquant que le discours présidentiel représente « ce que tous les Congolais doivent soutenir. Parce qu’il a même dit qu’on ne peut pas construire une nation quand il y a des guerres. Et vous voyez dans plusieurs pays africains, là où il y a des guerres, ça signifie qu’il y a des déplacements des populations, il y a destruction des infrastructures, des industries... Donc, on ne peut pas se développer. La paix, le président en a fait son cheval de bataille », a-t-il martelé.
Dans son discours d'une dizaine de minutes, Denis Sassou Nguesso n'a toutefois pas officiellement exprimé le souhait de présenter une candidature à l'élection présidentielle de l'an prochain.
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Ils nous font confiance
Lors des célébrations de ce 15 août, le président congolais Denis Sassou-Nguesso (notre photo) n'a pas officiellement exprimé le souhait de présenter une candidature à l'élection présidentielle de l'an prochain. AFP - THOMAS SAMSON