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Les 64 civils tués lors de l’attaque attribuée aux rebelles ADF dans la localité de Ntoyo, territoire de Lubero (Nord-Kivu), dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre 2025, ont été inhumés mercredi 10 septembre. Les corps avaient été identifiés par les services de sécurité et la société civile du secteur des Bapere.

Les volontaires de la Croix-Rouge mobilisés pour l'inhumation des victimes des massacres des ADF à Ntoyo (secteur des Bapere en territoire de Lubero), mercredi le 10 septembre 2025. © Photo crédit : Delphin Mupanda/MCP

De Manguredjipa à Nziapanda, des menuisiers ont été réquisitionnés pour la fabrication des cercueils, tandis que des jeunes se sont mobilisés pour creuser les tombes. Les funérailles se sont déroulées sous une forte pluie, en présence de quelques familles des victimes et des autorités locales.

Selon Malembo Jean-Marie, habitant du secteur, la situation sécuritaire reste préoccupante. « Nous venons d’enterrer une quarantaine de civils, parmi lesquels des enseignants et des catéchistes. Certaines entités restent désertes, car les ADF contrôlent près de 16 kilomètres de terrain », a-t-il déclaré, appelant l’État congolais à intervenir.

Des cercueils ramenés dans un camion pour les funérailles des victimes des massacres de Ntoyo (secteur des Bapere en territoire de Lubero), mercredi 10 septembre 2025. © Photo crédit : Delphin Mupanda/MCP

Face à cette attaque, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont renforcé leur présence à Ntoyo et dans les environs. Des renforts, transportés dans des camions Fuso et Kamaz, sont arrivés sous la conduite du commandant des opérations Sukola 1 Grand Nord et du Front Nord.
Le lieutenant Elongo Kyondwa Marc, porte-parole militaire, a assuré que « des dispositifs sécuritaires de grande envergure ont été mis en place pour protéger la population et poursuivre l’ennemi en profondeur ».
La société civile locale salue ce déploiement. « Leur arrivée est une réponse au déficit d’effectifs qui permettait aux rebelles d’opérer sans résistance. Nous espérons que la collaboration civilo-militaire sera renforcée », a indiqué Samuel Kagheni, président de la société civile des Bapere.
Le massacre de Ntoyo, revendiqué par l’État islamique, a fait 64 morts, 4 blessés, 14 maisons incendiées, plusieurs motos et deux véhicules détruits. Depuis l’attaque, le village est déserté, de nombreuses familles ayant fui vers Manguredjipa, Nziapanda et Butembo à la recherche de sécurité.
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Des corps des civils tués à Ntoyo (secteur des Bapere en territoire de Lubero) mis dans des cercueils par les volontaires locaux de la Croix-Rouge, mercredi le 10 septembre 2025. © Photo crédit : Delphin Mupanda/MCP