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Politique

Kabila, les dés sont jetés

2025-09-12
12.09.2025
Société
2025-09-12
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Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo accusé par la justice de collusion avec les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda @Photo Droits tiers.

Le sort est scellé pour l’ancien président Joseph Kabila jugé par contumace pour complicité avec le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda. Le ton donné par le ministère public ne présage aucun acquittement. La peine de mort requise contre lui, démontre, selon un diplomate africain en poste à Kinshasa, la volonté du régime à faire payer à Kabila son obsession à reprendre à tout prix le pouvoir même par les armes.

La haute Cour militaire rend son verdict ce vendredi 12 septembre dans l’affaire opposant l’ancien président Joseph Kabila au ministère public, aux parties civiles (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri), à l’ONG Défense des victimes de crimes sans frontières (VCSF) ainsi qu’à l’ASBL Actions d’accompagnement des veuves et orphelins victimes de guerre (AVOVIG). Au regard de lourdes charges qui pèsent sur lui, une condamnation se profile contre l’ancien sénateur à vie déchu de ses immunités parlementaires. Même son camp estime que la messe est déjà dite. Inutile de perdre le temps pour un pouvoir qui, selon un ancien membre de son sérail, a levé l’option de liquider l’héritage politique mais surtout d’effacer tous les acquis du règne de Joseph Kabila.

 La peine de mort 

À l’audience du 22 août, le ministère public avait requis la peine de mort contre le prédécesseur de Félix Tshisekedi et demandé aux juges d’ordonner la mise sous séquestre de ses biens, sa condamnation aux frais, à la contrainte par corps, ainsi que son arrestation immédiate. Le chef du parquet militaire a démontré que les violences commises par le groupe antigouvernemental M23 dans l’est, ont causé «d’énormes préjudices» à la RDC et «entraîné la responsabilité pénale et individuelle» de Joseph Kabila. Il s’est fondé sur les articles 21 bis, 223 point 1 a, et 2 point 2 e, b et z de la loi n°15/022 du 31 décembre 2015, qui modifie le Code pénal congolais de 1940. Ces dispositions visent des actes tels que les attaques contre les civils, le recrutement d’enfants soldats, les traitements inhumains et les atteintes graves aux Conventions de Genève.

Selon le général Lucien René Likulia, Joseph Kabila, «en intelligence avec le Rwanda», a cherché à perpétrer un coup d’État contre le régime du président Félix Tshisekedi, qui lui avait succédé en 2019 au terme d’une élection contestée. L’organe de la loi ajoute que «le prévenu envisageait de renverser par les armes le régime constitutionnel en place», avec l’aide notamment de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), lors du scrutin présidentiel de décembre 2018, avant de rallier le M23 en 2023 et d’en devenir le responsable de la branche politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le parquet militaire accuse surtout l’ancien président de trahison, pour avoir agi en intelligence avec une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda, ou avec ses agents affiliés au groupe armé M23. L’objectif présumé de ces contacts, d’après la justice, était de faciliter ou d’encourager une agression contre la RDC, voire de fournir à cette puissance les moyens d’agir. Ces faits sont qualifiés de haute trahison et punis par l’article 182 du Code pénal congolais, livre II. Cette disposition est réservée aux actes les plus graves contre la souveraineté nationale.

 Faux procès 

Dans le camp Kabila, les pontes sont montés au créneau. Ils dénoncent une « persécution politique » orchestrée pour écarter un rival influent. Réapparu des radars, Ramazani Shadary avait anticipé sur l’issue du procès. « Tout le monde sait que la condamnation du président honoraire Joseph Kabila Kabange est déjà acquise par le pouvoir en place. L’arrêt de condamnation est déjà signé avec date et numéro. Tout est déjà fait. Le reste, c’est du théâtre. Le reste, c’est de la mise en scène ridicule », a fustigé le secrétaire permanent du PPRD.

Dans une tribune dans Jeune Afrique, l’ex-chef de l’État lui-même a houspillé, parlant d’un « faux procès » et qualifiant de « mensongères et politiquement motivées » les accusations portées contre lui devant la haute Cour militaire, « orchestrées, d’après lui, par un pouvoir désespéré et incapable d’assumer la responsabilité de ses propres échecs ». Et d’ajouter que : « Tout au long du procès, aucun élément de preuve n’a été présenté pour soutenir lesdites accusations ».

De la conviction de Kabila, ce procès « ne procède pas d’un quelconque souci de justice. Il s’agit d’une stratégie pour faire taire l’opposition dans son ensemble et d’une tentative pour écarter un leader politique majeur de la scène nationale, afin de permettre au régime de gouverner sans contestation et indéfiniment, comme en témoigne la récente tentative de modifier la constitution à cette fin ».

L’ancien président reste convaincu qu’aucun élément de preuve n’a été présenté pour soutenir les charges contre lui tout au long du procès. À ses yeux, il s’agit d’une manœuvre politique. « Le faux procès contre ma personne, l’arrestation de nombreux hauts cadres de l’État, civils et militaires, ainsi que la gouvernance imprudente en cours dans le pays, ne sont pas des événements isolés. Ce sont des symptômes d’une crise plus profonde de leadership, de justice et de direction nationale », a-t-il décrit.

À Kinshasa, les ténors de son parti ( PPRD) sont traqués. Aubin Minaku, le chef de file du PPRD resté au pays, est déjà passé deux fois au parquet militaire pour justifier les choix politiques de son mentor accusé d’être le cerveau moteur de la rébellion qui endeuille l’est congolais. Shadary était aussi une fois convoqué pour les mêmes motifs. Son adjoint, Ferdinand Kambere avait fait la prison pour ses opinions jugées sévères contre le régime. Même Papy Tamba, un autre communicant du PPRD réputé loyal à JKK, s’était fait dernièrement cueillir à l’aéroport de Ndjili alors qu’il voulait embarquer pour l’étranger.

À l’origine de peines de Joseph Kabila, des mauvais calculs politiques que certains de ses proches les lui reprochent aujourd’hui. Il n’aurait pas dû céder le pouvoir, voilà les conséquences. Et un autre au ton plus véhément d’ajouter : « Il est parti faire quoi à Goma ». Dans ce qui s’apparente comme une guerre de courants dans sa famille politique, certaines voix critiques préfèrent se taire.

 L’exil 

Joseph Kabila, qui vit à l’étranger depuis plus de deux ans, était apparu fin mai à Goma, une ville sous contrôle du groupe antigouvernemental M23, où il avait mené des consultations avec des représentants politiques et de la société civile en vue, selon lui, de «contribuer au retour de la paix» en RDC. Il n’a pas été revu dans le pays depuis. Son procès ouvert le 25 juillet à Kinshasa s’est déroulé en son absence, devant la juridiction militaire.

D’ailleurs, le pouvoir ne le ménage plus. « Kabila n’aura pas un traitement particulier dans la résolution de la crise sécuritaire dans l’est du pays », tance Shabani. Kinshasa lie le sort de l’ex-chef de l’État à celui des rebelles du M23. A Jeune Afrique, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani avait révélé que le cas Kabila sera pris en charge par l’accord de paix de Doha. Mais le gouvernement maintient sa position vis-à-vis de lui. Selon les autorités congolaises, l’ancien président de la République déchu du Sénat est le patron de l’AFC-M23. Kinshasa assure que son dossier va être traité avec celui des rebelles. « Nous n’attendons rien de Joseph Kabila. Il sera pris en charge par l’accord de paix de Doha, négocié directement entre ses hommes et nous. Nous ne pensons pas lui réserver un traitement particulier », avait prévenu Jacquemin Shabani, l’un de chefs de négociateurs congolais à Doha.

De gros nuages couvrent donc la maison Kabila. Nombreux se demandent si l’ancien président, obsessionnel du pouvoir, n’a pas mesuré le danger avant d’aller s’installer à Goma, le principal fief de la rébellion pour légitimer une administration parallèle. Ceux qui le connaissent affirment que le taiseux, humilié à plusieurs reprises et poussé jusque dans ses derniers retranchements, a résolu d’imposer un rapport de force avec son successeur. Malheureusement, analyse un politologue, il se retrouve au fond du trou ne comptant désormais que sur le dialogue des religieux pour se sortir du pétrin. En attendant, l’homme qui a dirigé le Congo-Kinshasa pendant 18 ans risque la prison à perpétuité d’autant plus que les charges à son encontre sont lourdes.

Landry Amisi
Ouragan / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 171 jours
Un Mobutu de mauvaise qualité : Desordre na Desordre !!!!!! , Mensonges Sans quoi, l'UDFESSE n'existerait plus. Matama 15% chance eloko pamba , ne parvient pas à y instaurer l'ordre au sein du parti politique hérité de son père. La malice de l’UDPS regne en maître, créent l’insecurité , le président lui-même ne les controle plus ,incapable même de securiser la Capital Kinshasa . On peut dès lors s'interroger : comment parviendrait-il à mettre , ne fût-ce que’un peu de l'ordre en RDC ? Remettre même dans l’état hérité de Kabila. Et la Belgique se permet de soutenir une médiocrité pareille. Sachez que cette fois ce Mr que vous soutenez no seulement ne respecte rien, mais aussi il n’a pas la capacité ni l’autonomie de mener à bien ses taches . Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Votre responsibilité dans la jouissance de ce gouvernement qui pille la RDC , sans crainte ni honte ne restera pas impuni.

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Il y a 171 jours
Pas de verdict aujourd’hui, Tshisekedi recule. On cherche des faux fuyants. Abangi ye moko

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Il y a 171 jours
@Mampuya. Aujourd'hui tu changes de version alors que sur ce blog tu as longuement soutenu qu'il est normal qu'un president de la Republique signe les documents officiels avec un sobriquet. Ceci confirme que tu es un fidèle acolyte de Hipolite Kanambe. Alors reste fidèle à Hipolite Kanambe jusqu'à la mort.

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Il y a 172 jours
Tshilombo, meme le diable lui meme est etonne' de ton ingratitude, " Je rend hommage au president de la republique JOSEPH KABILA " aujourd'hui il devient espion sure base de Kadiosha et stupidite' sans preuvesalors que toi Tshilombo tu es Belge et sans et faux diplome.

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Il y a 172 jours
Le pays est tombe trop bas dans ce regime en perte de disparution. Ceratins pays voisins qui regardent ce proces ses demandent si reellement on a une Justice. Le verdict d'aujourd'hui sera un NON evenement, puisque le congolais Lamda sait comment fonctionne la justice de Tshilombo.

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Il y a 172 jours
Tu ne nous a pas encore expliqué pourquoi, lui president de la Republique, il signait les documents officiels du pays avec son sobriquet HK

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Il y a 172 jours
Nous répétons, l'obsession du pouvoir dont on parle, c'est par rapport à son âge et surtout l'éducation reçu de son père, le vieux Lumumbiste, Mzee Kabila. Allons voir, Cuba, Venezuela, lorsque l'idée révolutionnaire prend le dessus. Même la Russie, un leadership fort. Kabila a devant soit Dieu voulant 30 ans de vie. Il va faire quoi ? Des années devant lui ? Voilà l'obsession, que les ennemis de la RDC voient. L'obsession du pouvoir attribuer à Kabila. Voilà pourquoi Tshilombo va jusqu'à chercher à effacer l'image de Kabila dans la mémoire collective.

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Distraction. Tshilombo creuse sa propre tombe

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Il y a 172 jours
@Mampuya Tutsi Rwandais! Tu es démasqué! Il n'y a pas longtemps sur ce blog tu défendait ton cousin Hipolite Kanambe en disant que c'etait normal pour lui de signer des documents officiels avec le surnom HK. Dis nous dans quel pays au monde on a vu chose pareille? Un president de la Republique qui signe des documents officiels avec son sobriquet ? Dis nous aujourd' hui, cher Tutsi Rwandais, c' est qui le parfait idiot ? Toi ou Hipolite Kanambe ?

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Il y a 172 jours
Une analyse bête, où qui écrit refuse d'utiliser son intelligence historique. 3 mois après la passation de pouvoir, depuis Washington Tshilombo avait annoncé sa guerre contre Kabila et la Kabilie. Jusqu'à la déclaration de Kabuya d'exterminer la race de kingakati. Nous pensons qu'il est temps que l'on soit honnête et historique de notre pays. Aujourd'hui où sont les organisations internationales qui accusent Kabila de ceci ou cela. Les ONG eecc nul part. Tous ces organismes ont choisi le fils du pays même à liquidé Kabila et son héritage. Kabila avait ou a l'obsession du pouvoir ? Un raisonnement fou. Si Kabila avait cette obsession il allait orchestré un coup d'état lors du premier mandat. Gorbacev avait liquidé l'URSS, sans le vouloir. N'oubliez jamais Kabila à 54 ans donc jeune. Ceux qui veulent sa mort ont plus de 60 ans. En politique Kabila a un avenir, ceux veulent sa mort NON. Voilà l'obsession du pouvoir crainte, par les commanditaires et les exécutants. L'autonomie et le développement de la RDC. La perte du contrôle de la RDC. La Chine en moins de 30 ans s'est développée. Voilà ce qu'il faut éviter à la RDC. Les Kabila paient la pensée de...

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Il y a 172 jours
Si GOMA est devenu " A l'etranger ", vous voyez que Tshilombo A reussi A balkaniser la RDC sous les applaudissements des Talibans TSHIBELA-BELA.

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