
Style et Beauté
La question de la représentativité des mannequins se pose à nouveau cette semaine avec l'ouverture lundi à Paris de la Fashion Week. Dans les défilés prévus, le nombre de mannequins féminins habillées de tailles 38 et plus est en effet en baisse, remettant en question les efforts d'inclusivité dont se targue le milieu de la mode.
Les collections de prêt-à-porter du printemps-été 2026 seront présentées cette semaine lors de la Fashion Week, rendez-vous bisannuel qui permet aux stylistes et maisons de couture de présenter leurs dernières collections.
Plus encore que les autres années, ce sont les mannequins les plus minces qui seront mis à l'honneur lors des défilés, une tendance qui s'est encore accentuée ces cinq dernières années. Alors que les femmes portant des vêtements de taille 38 et plus – une taille considérée comme moyenne et courante – étaient 2,8% sur les podiums en 2020, elles n'étaient plus que 0,8% l'an dernier, selon le média en ligne Refinery29. De quoi s'interroger sur l'inclusivité et la représentativité dans le secteur de la mode.
Poitrine, hanches et fesses oui, bourrelets et cellulite non
Il y a quelques mois, le magazine Vogue Business s'alarmait du retour de la maigreur sur les podiums. Un revirement, car il y a 15 ans, faire preuve d'inclusivité envers les personnes taille 44 ou 46 apparaissait comme une nécessité pour les marques.
En outre, même chez les mannequins dits grande taille, "on ne voit pas de gras, de bourrelets ou de cellulite. Ça reste des femmes très lisses, avec certes de la poitrine, des hanches et des fesses, mais jamais de double menton, de capitons, de ventre, parce qu'on ne glamourise qu'un seul type de silhouette", constate l'influenceuse et mannequin Virginie Grossat, activiste du mouvement body-positive. De quoi exaspérer également la mannequin "grande taille" Sané Lou, qui s'en est ouverte mi-septembre dans la presse française en résumant: "On nous demande d'être grosses, mais sans gras!".
Moins de sollicitations professionnelles
La baisse ou le manque de visibliité de ces mannequins se ressent dans les sollicitations professionnelles qu'elles reçoivent. "Il y a quelques années, j'avais presque une demande de casting par mois. Maintenant, c'est le calme plat. On ne me contacte plus du tout pour du mannequinat grande taille. Cette année, je n'ai que deux projets, alors qu'il y a des années où j'en avais plus d'une dizaine malgré mon profil qui n'est pas spécialisé que dans le mannequinat", déplore Virginie Grossat.
Comme maigreur et rondeurs ne semblent plus pouvoir faire bon ménage sur les podiums, certaines mannequins songent à se reconvertir, ou se détournent de l'Europe pour signer des contrats aux Etats-Unis.
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