
Santé
La mutilation des organes sexuels féminins concerne encore 200 millions de femmes dans le monde. Les conséquences physiques et psychologiques sont très lourdes. L'ONG Plan international appelle à un véritable travail d'information pour éliminer cette pratique handicapante.
200 millions de femmes sont concernées, dans 29 pays du monde, principalement en Afrique. L'excision consiste en l'ablation du clitoris ou du capuchon clitoridien chez les petites filles, le plus souvent avant cinq ans. Un acte fréquemment réalisé sans anesthésie, aux conséquences lourdes d'un point de vue physique et psychologique. A l'occasion de la journée mondiale de l'excision, le 6 février dernier, l'ONG Plan international a tenu à dénoncer cette pratique encore trop courante. Au Mali, par exemple, 85% des femmes sont excisées. "C'est un acte très douloureux, il y a des conséquences que tu portes toute ta vie, des conséquences que tu remarques pendant l'adolescence, où tu as à chaque fois des douleurs pendant le cycle menstruel" raconte Madina Bocoum Daff, malienne engagée contre l'excision, au micro de France Info. L'excision a un impact fort sur la sexualité des femmes. Les rapports sont douloureux et souvent mal tolérés psychologiquement. Mais la liste des séquelles ne s'arrête pas là : l'intervention en elle-même comporte des risques d'hémorragie et d'infection, une incontinence urinaire peut survenir et les douleurs lors des accouchements sont plus fortes. L'ONG Plan international dénonce ainsi un réel handicap.
Un véritable travail de sensibilisation
Pour éliminer cette pratique, il faut tout d'abord informer les femmes qui en sont victimes. "Les conséquences de cette forme de mutilation sont inconnues des populations la pratiquant. En effet, la majorité des femmes excisées qui rencontrent ces problèmes n'ont pas l'information que ceux-ci sont liés à l'excision dont elles ont été victimes petites, ces problèmes ne survenant pour la plupart qu'au moment de la puberté", explique l'ONG sur son site. Et ces douleurs sont mêmes devenues monnaie courante : "J'ai toujours été éduquée dans ce sens que la femme doit accepter la souffrance et doit souffrir dans le silence total" confie Madina Bocoum Daff à France Info.
Une atteinte aux droits des femmes
En plus de son aspect culturel et religieux, l'excision est également un moyen pour les hommes de contrôler la sexualité de leur épouse. "Les femmes sont excisées pour diminuer la sensibilité sexuelle, pour qu'elles ne courent pas derrière les hommes, pour qu'elles soit fidèles" révèle ainsi Madina. "La pression sociale, le tabou autour du sujet, le manque d'information sur ses conséquences néfastes pour la santé, les amalgames avec la religion musulmane, les croyances et les superstitions très ancrées dans les communautés, font de l'excision une des pratiques traditionnelles néfastes les plus difficiles à éradiquer au monde", déplore l'ONG.
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