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Politique

Conclave de Joseph Kabila à Nairobi : vers une reconfiguration de l’opposition ?

2025-10-16
16.10.2025
2025-10-16
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Joseph Kabila Kabange à Nairobi au Kenya

Après plusieurs semaines de silence politique, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, refait surface sur la scène régionale. Son arrivée remarquée à Nairobi ce mardi suscite de nombreuses interrogations sur ses intentions et sur la recomposition du paysage politique en RDC. Dans la capitale kényane, Joseph Kabila a réuni plusieurs figures de l’opposition.

Depuis la fin de son mandat en 2019, Joseph Kabila s’était montré discret, se retirant progressivement de la vie publique. Mais sa récente initiative semble marquer une volonté de reprendre la main sur un espace politique en pleine fragmentation.

Selon des proches de l’ancien chef de l’État, cette rencontre de Nairobi visait à réorganiser un front politique commun contre le régime actuel de Félix Tshisekedi. Cette initiative arrive à un moment où l’opposition politique en RDC peine à trouver une ligne unitaire.

L’enjeu d’un leadership de l’opposition en crise

L’opposition congolaise traverse en effet une période de forte dispersion, marquée par des ambitions personnelles et des divergences de stratégie. En convoquant plusieurs leaders à l’étranger, Kabila cherche visiblement à rétablir son influence. En outre, l’ex-président semble vouloir se positionner comme arbitre ou rassembleur d’un bloc face au président Félix Tshisekedi.

Cependant, certains internautes s’interrogent sur cette démarche : « Joseph Kabila, dont le parti, le PPRD, a perdu du terrain lors des dernières échéances, dispose-t-il encore d’une réelle base populaire ou d’une capacité de mobilisation nationale ? » Selon certains médias, Matata Ponyo et Franck Diongo figurent parmi les opposants qui ont pris part à cette rencontre, tandis que d’autres opposants n’ont pas fait le déplacement de Nairobi. C’est le cas de Moïse Katumbi, et même Martin Fayulu n’y aurait pas pris part.

Une stratégie régionale et symbolique

Le choix de Nairobi n’est pas anodin. Le Kenya représente un terrain neutre, loin des tensions de Kinshasa, mais aussi un espace de diplomatie active en Afrique de l’Est. En y réunissant ses alliés, Kabila cherche peut-être à envoyer un signal régional : celui d’un retour sur la scène politique africaine, soutenu par un réseau d’alliances tissé pendant ses années au pouvoir.

Pour le président Tshisekedi, ce regain d’activité de son prédécesseur intervient dans un contexte délicat. Le pays fait face à des tensions sociales, à des problèmes de sécurité persistants dans l’Est, ainsi qu’à des contestations liées à la gouvernance.

Vers un nouveau front politique ?

Reste à savoir si cette tentative d’unification de l’opposition portera ses fruits. Entre méfiances internes, rivalités d’ego et différences idéologiques, la coalition de l’opposition que semble vouloir relancer Joseph Kabila devra encore convaincre. Elle devra prouver qu’elle peut proposer une alternative crédible au pouvoir en place. D’autres Congolais n’y croient pas. Raymond Muyumba Maila, ancien porte-parole de l’opposition au Katanga, se dit même révolté par la démarche de Joseph Kabila.

« Ceux qui ont mis le feu à la case viennent se présenter comme des sapeurs-pompiers, pendant qu’on nous tue de la faim, de l’escroquerie du taux de change du dollar », dit-il. Et de poursuivre : « À cause de vos erreurs, de vouloir vous approprier le pays, nous sommes abandonnés. »

En somme, le retour de Joseph Kabila sur la scène politique ne relève pas du hasard. Il s’inscrit dans une logique de repositionnement stratégique, à la fois personnelle et collective, dans une RDC où l’avenir politique reste largement ouvert. Entre-temps, il faut rappeler que l’ex-président de la RDC a été condamné à mort par la Cour militaire. Un mandat d’arrêt a même été lancé contre lui.

 


Magazine La Guardia / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 199 jours
(Suite)Personne ne peut se dire plus expérimenté dans la gestion des hommes et de la RDC pendant 20 ans. Personne à sa place peut accepter la destruction volontaire de ce qu'il a fait, construit pendant ces années du pouvoir avec le concours du peuple congolais. Aucune démocratie romaine occidentale qui s'exerce par la volonté d'un individu .Kabila ne demande pas la tête de Tshilombo, simplement le respect des textes et constitution et nous pensons c'est un devoir de tous pour sauver le pays du désastre dans son existence. Tshilombo pour reste l'obstacle et responsable des problèmes d'aujourd'hui. Si Tshilombo et sa bande que l'opposition doit désigner avant tout Kagame. Il est dans l'obligation du peuple de désigner les Tshisekedi comme faussaire de la RDC,sous le Maréchal et sous Kabila.

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Il y a 199 jours
Le problème des congolais c'est de considérer l'anomalie comme base de raisonnement. Si la base de raisonnement est fauchée, tout ce qui va suivre sera fauchée. Comme maintenant nous partons sur des fausses bases. Tenez. Après la conférence souveraine. Tshisekedi wa Mulumba sera désigné candidat premier ministre. Le Maréchal Mobutu paix à son âme, va le nommé comme premier ministre. Au moment de la signature Tshisekedi wa Mulumba va déchiré cette nomination. Bien sûr, pour un peuple naïf c'était un acte héroïque, de défit envers le Maréchal. Pourtant il s'agissait du pays. Tshisekedi wa Mulumba avait chiller sur la conférence, le peuple eecc. Nous connaissons la suite. Kabila réuni le pays, fait des institutions et surtout une constitution. Tshilombo arrive il jure sur cette constitution passée par référendum, marche dessus, l'interprète suivant sa volonté. Nous trouvons cela génial, génie, un homme fort. Mais le pays c'est de Kabila ? À Sun City, il n'avait que Kabila ? Dans les 2 cas, conférence souveraine ou constitution. Père et fils sont des génies du mal congolais. Personne ne peut se dire plus expérimenté dans la gestion des hommes et...

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