Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Mediacongo 08 mars
mediacongo
Retour

Politique

Kinshasa durcit le ton : On négocie à Doha et Washington, on se bat dans l’Est

2025-10-27
27.10.2025
Provinces
2025-10-27
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2025_actu/10-octobre/27-31/kinshasa_durcit_le_ton_on_negocie_a_doha_et_washington_on_se_bat_dans_l_est_pht_ks_27_octobre_2025.jpg -

La République Démocratique du Congo a adopté la stratégie diplomatique et militaire du « Fight and Talk » pour gérer la crise sécuritaire dans sa partie l’Est. Le Gouvernement mène des négociations parallèles, l’une à Washington avec le Rwanda et l’autre à Doha avec la coalition rebelle AFC/M23, tout en maintenant la pression sur le front militaire pour défendre sa souveraineté. Kinshasa affirme vouloir ainsi imposer sa loi dans ces pourparlers et ne plus se laisser dicter sa conduite par les rebelles. Alors que l’administration américaine exigerait la signature d’un accord de paix formel entre les Présidents Tshisekedi et Kagame, des sources diplomatiques indiquent qu’une feuille de route avec l’AFC/M23 devrait être signée avant le 13 novembre sous médiation qatarie. Parallèlement, Kinshasa écarte pour l’heure toute option de dialogue national, pourtant réclamé par la rébellion et une partie de l’opposition, notamment celle réunie récemment à Nairobi autour de Joseph Kabila. A Kinshasa, le mot d’ordre est sans équivoque : « On ne va pas les (Ndlr : les rebelles) laisser faire ».

Alors que les provinces de l’Est de la République Démocratique du Congo continuent de vivre au rythme des combats et des déplacements de population, le gouvernement congolais déploie une nouvelle approche stratégique qui pourrait marquer un tournant décisif dans la gestion de cette crise persistante. Sur le modèle des grandes puissances anglo-saxonnes, Kinshasa a officiellement adopté la doctrine du «Fight and Talk » – littéralement « se battre et négocier» – une stratégie à double détente qui vise à reprendre le contrôle du narratif sécuritaire et diplomatique.

Le double front de la diplomatie congolaise

Selon des sources diplomatiques bien informées, la RDC mène actuellement deux processus de négociations parallèles mais complémentaires. À Doha, sous l’égide du Qatar, les discussions techniques se poursuivent directement avec la coalition rebelle de l’AFC/M23. Les pourparlers auraient abouti à l’élaboration d’une feuille de route dont la signature est attendue avant le 13 novembre prochain.

Simultanément, à Washington, se déroulent des pourparlers stratégiques de plus haut niveau avec le Rwanda, considéré par Kinshasa comme le principal soutien du M23. L’administration américaine, sous la direction de Donald Trump, exercerait des pressions substantielles pour obtenir la signature formelle d’un accord de paix entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, perçu comme la clé d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

La fermeté militaire comme levier diplomatique

La nouveauté radicale de l’approche « Fight and Talk » réside dans le refus catégorique de Kinshasa de lier le calendrier militaire aux avancées diplomatiques. « On ne va plus se laisser guider par les caprices de la coalition rebelle », affirme un conseiller sécuritaire présidentiel sous couvert d’anonymat. « Les opérations des FARDC continuent et s’intensifient même, quel que soit l’état des discussions à Doha ou Washington », souligne-t-il.

Cette position se traduit sur le terrain par une pression militaire maintenue, visant explicitement à créer des faits accomplis qui renforceraient la position négociatrice des diplomates congolais. Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, résumait récemment cette philosophie par un avertissement sans équivoque : «On ne va pas les laisser faire.»

Le rejet du dialogue national

Dans le même temps, le gouvernement congolais ferme résolument la porte à toute forme de « dialogue national » inclusif, pourtant réclamé avec insistance tant par la rébellion que par l’opposition congolaise. La récente rencontre de Nairobi, qui a rassemblé autour de l’ancien président Joseph Kabila Kabange diverses forces politiques, n’a reçu qu’un accueil mitigé de la part des autorités en place.

« Le dialogue national n’est pas à l’ordre du jour », confirme une source ministérielle, rappelant que « la crise avec le M23 est d’abord une agression de la RCC par le Rwanda. Ouvrir un dialogue interne sur cette question reviendrait à internationaliser un problème qui n’est pas forcèment congolais. »

Les risques et opportunités d’une stratégie audacieuse

Les observateurs régionaux voient dans cette approche «Fight and Talk » une maturation de la politique étrangère congolaise. « Après des années de subir les initiatives des autres, Kinshasa prend enfin son destin en main », analyse le professeur Jean-Baptiste Kasekwa, spécialiste des relations internationales à l’Université de Kinshasa.

Cependant, la stratégie n’est pas sans risques. Le maintien des opérations militaires pourrait fragiliser les avancées diplomatiques, tandis que le rejet du dialogue national expose le gouvernement à des accusations d’isolement politique. La complexité de mener de front des négociations à Doha et Washington, avec des agendas parfois divergents, représente un autre défi de taille.

La réussite de cette approche dépendra ultimement de la capacité des FARDC à obtenir des gains territoriaux significatifs sur le terrain, et de la cohérence du message diplomatique porté par les différentes délégations congolaises. Les prochaines semaines, jusqu’à la date butoir du 13 novembre, seront déterminantes pour juger de l’efficacité de cette nouvelle doctrine qui pourrait bien redéfinir durablement la manière dont la RDC gère ses crises sécuritaires.


EcoNews / MCP , via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 6 commentaires
3845 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 133 jours
Oui. Enfin, les FARDC commencent à se battre pour retablir l' intégrité territoriale du Congo. En avant, FARDC! Les 100 millions de Congolais sont derrière vous!

Réagir

Répondre
Il y a 133 jours
(Suite). Fight and Talk à un timing établi. Aujourd'hui Tshilombo a laissé la situation militaire pourrir pour besoin de politique interne. Le talk and fight, a un coup très élevé aujourdh'ui. Peut être à la prise de Bunangana. Donc une analyse inutile pour conforter Tshilombo, mais ne rassure en rien l'avenir du pays. Sont les forces internes politiques, militaires, qui vont imposer le dialogue à Tshilombo, s'il le veut. Autrement il retourne à Bruxelles. La RDC n'est pas son bien privé pour décider le destin de ce pays.

Réagir

Répondre
Il y a 133 jours
Un article et analyse enfantin. Qui est notre ennemi ? La Rwanda ? Alors qui doit enseigner l'art de Figth and talk à qui ? Tshilombo à Kagame ou Kagame à Tshilombo ? Nous pensons que c'est Kagame qui est le maître. Prenons les modèles de fight and talk. Celui du Rwanda nous apportée, des réfugiés Rwandais sur le sol congolais. Maintenant dans cette logique, nouspouvons avoir, 1) un effondrement de FARDC et une victoire du M23/AFC. 2) ou c'est la défaite du M23/ AFC ,avec comme conséquence, circa 20 000 hommes en armes vers le Rwanda et l'Ouganda. Ces pays vontcroiser les bras?. À vous d'en tirer les conclusions. Prenons le modèle Israël -Hamas. Israël a non seulement assassiné les chefs de Hamas, mais aussi à raser Gaza. Maintenant Tshilombo va raser quoi ? L'est de la RDC ou Rwanda? À vous le choix. Prenons le modèle Russie-Ukraine. Malgré le contrat des terres rares. La a déjà conquis des territoires et aussi une puissance nucléaire. Aujourd'hui on parle de dialogue. Mais pour restituer les terres conquises. Absolument NON. Plutôt nous pouvons penser à guérilla colombien qui a durée des années, non à des banalités fight and talk. Fight and...

Réagir

Répondre
Il y a 133 jours
Désacralisation des institutitions de la Republique comme jamais vu !!! Kabila , merci beaucoup de nous avoir donné l’opportunité de decouvrir la vraie couleur des uhm !! uhm !!! . Carement un Mobutu , mais de mauvaise qualité : Contradictions, Desordre na Desordre !!!!!! , Mensonges Sans quoi, l'UDFESSE n'existerait plus. Matama 15% chance eloko pamba , ne parvient pas à instaurer l'ordre au sein du parti politique hérité de son père. La milice de l’UDPS règne en maître, créent l’insecurité , le président lui-même ne les controle plus ,incapable même de securiser la Capitale Kinshasa . On peut dès lors s'interroger : comment parviendrait-il à mettre , ne fût-ce qu’un peu de l'ordre en RDC ? Remettre même dans l’état hérité de Kabila. Et la Belgique se permet de soutenir une médiocrité pareille. Sachez que cette fois ce Mr que vous soutenez no seulement ne respecte rien, mais aussi il n’a pas la capacité ni l’autonomie de mener à bien ses taches . Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Votre responsibilité dans la jouissance de ce gouvernement qui pille la RDC , sans crainte ni honte ne restera pas impuni.

Réagir

3
Répondre
Il y a 133 jours
Vous verrez ces rwandais avec les pseudos congolais venir demontrer comment le Fight and talk ne sera pas bénéfique pour la rdc. Ce pays avait disparu du radar international, le rwandais s'y est mis avec l'aide des traitres. Kagamé s'etait vu en position de force lorsque Tshilombo était parti le voir pour l'inviter officiellement à traiter avec la rdc . croix gammé, a pris cela pour une faiblesse. Aujourd'hui, il regrette la main tendue.

Réagir

2
Répondre
Il y a 133 jours
Très bonne approche, continuer à subir est une lâcheté; Il faut que l'armée impose la paix par la force, seul langage mieux compris par ces incirconcis

Réagir

2
Répondre
right
Article suivant Révision de la Constitution : la Lucha dénonce l’intolérance politique et met en garde contre toute modification
left
Article précédent Guerre en Iran : la RDC appelle ses ressortissants à s’abstenir de voyager vers le Moyen-Orient

Les plus commentés

Politique Duel Bahati vs Kabongo – verdict politico-économique

07.03.2026, 9 commentaires

Politique Augustin Kabuya évoque une révision de la Constitution de 2006 et dénonce des attaques contre l’évêque Kasanda

08.03.2026, 7 commentaires

Politique Élections 2028 : l’ombre d’un nouveau « glissement électoral » plane déjà

07.03.2026, 6 commentaires

Politique Didier Budimbu interroge l’avenir politique de la RDC : « Si Tshisekedi quitte le pouvoir, pour le donner à qui ? »

09.03.2026, 6 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance