
Politique
Boji va « replacer le député au centre de l’action parlementaire ». C’est sa priorité présentée devant ses pairs avant de prendre les commandes de la Chambre basse. L’élu du Sud-Kivu a promis un Parlement respectueux du pluralisme, soucieux du bien-être des parlementaires et fondé sur la transparence. « Chaque député, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition, doit être respecté et considéré ». Pour sa première prise de parole en tant que speaker, il a détaillé les grands axes de son programme.
Aimé Boji veut mettre fin aux frustrations internes par une participation équitable aux missions, une distribution équilibrée de la parole en plénière et une rémunération régulière à échéance. Le nouveau speaker prévoit l’amélioration des conditions de vie et de travail des députés, la modernisation du cadre parlementaire, la numérisation du processus législatif, ainsi qu’une gestion administrative et financière transparente.
Le personnel administratif et les assistants parlementaires, qu’il qualifie de « maillons essentiels », bénéficieront d’une meilleure reconnaissance et de conditions de travail améliorées. L’ex-ministre de l’Industrie a également promis un assainissement du Palais du Peuple, son embellissement et sa sécurisation à travers un dispositif de contrôle d’accès moderne pour les personnes et les objets dangereux.
Il envisage, par ailleurs, la création d’un programme permanent de formation parlementaire afin de renforcer les capacités législatives, budgétaires et diplomatiques des élus.
Hommage à Tshisekedi et Kamerhe
Dans son adresse, Aimé Boji a salué la confiance que le président Félix Tshisekedi a placé en lui. Tshisekedi qu’il a appelé « haute autorité de référence de l’Union sacrée ». Il a aussi rendu hommage à Vital Kamerhe, le président honoraire de l’Assemblée nationale, pour le travail accompli à la tête de l’institution. « Si je me présente devant vous, c’est en fils de la maison », a-t-il rappelé, évoquant ses treize années d’expérience parlementaire avant son passage au gouvernement (notamment comme VPM du Budget et puis de l’Industrie).
Fort de son parcours ministériel, Boji dit avoir une vision claire du fonctionnement de l’État et du rôle que doit jouer le Parlement dans le contrôle de l’action gouvernementale.
Il plaide pour un contrôle parlementaire rigoureux, transparent et constructif, et un dialogue institutionnel apaisé entre le législatif et l’exécutif.
Qui est Aimé Boji
Technocrate reconnu et acteur politique respecté, Aimé Boji Sangara incarne la continuité, la stabilité et le sens du devoir républicain. Né le 8 janvier 1963 à Katana, dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu), il appartient à cette génération d’hommes d’État formés à l’international. Diplômé d’État du Collège jésuite Alfajiri de Bukavu, titulaire d’un master en Économie du développement (University of East Anglia, Royaume-Uni) et d’un diplôme d’Études spécialisées en migrations forcées (Oxford Brookes University), il allie expertise économique, rigueur intellectuelle et vision sociale.
Ancien ministre du Commerce extérieur, puis ministre d’État du Budget (2021–2025) et ministre de l’Industrie dans le gouvernement Suminwa II, il a piloté d’importantes réformes structurelles ayant contribué à renforcer la transparence et la discipline financière dans la gestion publique.
Son profil d’homme d’État, sa connaissance approfondie des institutions et son engagement constant pour la bonne gouvernance font de lui un bon leader guidé toujours par l’esprit de consensus et de la responsabilité.
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Aimé Boji Sangara, nouveau président de l’Assemblée nationale @Photo Droits tiers.