
Afrique
Le procès de Jamil Mukulu, considéré comme le fondateur et l’un des principaux responsables des Forces démocratiques alliées (ADF), s’est enfin ouvert en Ouganda en cette fin du mois de novembre 2025, après dix années de détention sans jugement.
Selon Jeune Afrique, cette procédure constitue un test crucial pour la justice ougandaise, appelée à gérer à la fois la gravité des accusations liées aux crimes attribués aux ADF et les critiques récurrentes concernant les violations de procédure lors de son arrestation et de sa longue détention. Plusieurs dizaines de témoins sont annoncés, tandis que les juges font face à une forte pression pour faire avancer rapidement un dossier suivi de près par les organisations de défense des droits humains.
Les charges retenues contre Mukulu concernent des années de violences perpétrées en Ouganda et dans l’est de la RDC, où les ADF ont multiplié des attaques meurtrières contre les civils. Jeune Afrique rappelle que le parcours de Mukulu — de sa radicalisation à son ascension comme chef militaire — a largement façonné la montée en puissance du groupe. Les enquêtes des Nations unies ont documenté des massacres, des enlèvements d’enfants et des déplacements massifs de populations, des faits pour lesquels Mukulu est présenté comme un acteur central. Son arrestation en 2015 en Tanzanie avait constitué un tournant majeur, mais l’ouverture de son procès avait été plusieurs fois repoussée.
Ce procès s’ouvre alors que les ADF demeurent actifs dans le Nord-Kivu, malgré les opérations conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise. L’organisation, désormais dirigée par une nouvelle génération de commandants, s’est rapprochée de l’État islamique après l’incarcération de Mukulu, ce qui a profondément modifié ses modes opératoires. Les audiences pourraient aussi apporter des éclaircissements sur plusieurs zones d’ombre, notamment sur les soutiens extérieurs qui auraient permis au groupe de perdurer durant de longues années.
Pour les populations de Beni et de Lubero, l’ouverture de ce procès représente une étape importante, même si la menace ADF demeure toujours présente sur le terrain.
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