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Politique

Muyaya et Salama confirment les lignes rouges

2025-12-05
05.12.2025
2025-12-05
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Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais et ministre de la Communication et médias et Tina Salama, porte-parole du chef de l’État lors du briefing spécial depuis Washington @Photo Droits tiers.

Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux congolais bruissaient de rumeurs alarmistes, d’accusations en cascade et d’une profonde méfiance populaire : l’accord signé avec le Rwanda aurait “vendu le pays”, fragilisé la souveraineté de la RDC, voire été conclu au détriment de Kinshasa. Dans certaines franges de l’opinion, la suspicion était telle que des voix exigeaient du président Félix Tshisekedi qu’il rende publics, point par point, les termes d’un document présenté comme opaque et potentiellement dangereux.

Face à cette confusion grandissante, à quelques heures de l’entérinement de ces accords entre la RDC et le Rwanda, le gouvernement a choisi la transparence. Patrick Muyaya, le ministre de la Communication et médias et Tina Salama, porte-parole du chef de l’État, sont montés au front pour décortiquer, en détail les grandes lignes de l’accord, balayant les rumeurs une à une. Dans un briefing presse exceptionnel tenu lundi depuis Washington, Tina Salama, a livré pendant de longues minutes une explication exhaustive, méticuleuse et assumée sur les contours des accords dits « de Washington.

 « Mettre fin à une guerre vieille de 30 ans » 

Dès son introduction, Tina Salama ne laisse place à aucune hésitation. Elle annonce : « Ces accords constituent un paquet cohérent construit autour d’un objectif central : mettre fin à une guerre vieille de 30 ans. 30 ans de souffrances, de déplacements, d’exploitation illégale, de chaos, de prédation et d’insécurité dans notre partie est. 30 ans où le pays n’a pas pu respirer. Il fallait une réponse structurelle, pas des mesures ponctuelles ».

Elle poursuit, insistant sur le caractère systémique de la démarche. « Ces accords ne sont pas un geste isolé, encore moins un arrangement improvisé. Ils forment un ensemble organique dont chaque pièce complète l’autre. Sans la paix, rien n’est possible, ni développement, ni industrialisation, ni maîtrise de nos ressources, ni projection géopolitique. C’est pourquoi nous inscrivons cette démarche dans une vision long terme ».

Face à la peur largement répandue d’une éventuelle cession territoriale, Tina Salama se montre particulièrement insistante. Elle répète, reformule, développe, et verrouille le message. « Aucune portion du territoire congolais n’est cédée. Aucun centimètre. Aucun espace protégé. Aucun parc, aucun corridor, aucun poste, aucune zone minière. Tout reste congolais. Les Virunga restent congolais. L’Ituri reste congolais. Le Nord-Kivu reste congolais. Aucun mécanisme ne prévoit la mise à disposition du Rwanda ou de qui que ce soit d’une partie de notre territoire. C’est un point non négociable et il est respecté ».

Elle ajoute, avec davantage de fermeté : « Ceux qui parlent de bradage ou de partage du territoire se trompent ou trompent l’opinion. Il n’y a pas de logique de cogestion, pas de dédoublement d’autorité, pas de recul de la souveraineté congolaise. L’État congolais garde tout son contrôle, intégralement, entièrement ».

 « Nos ressources ne sont pas vendues » 

La porte-parole du président a insisté sur les minerais, un sujet sensible. Elle a pris le temps d’expliquer, en profondeur. « Les minerais stratégiques ne sont ni vendus ni échangés contre la paix. Les minerais ne quittent pas la souveraineté de l’État congolais. Ce que nous construisons, c’est un partenariat encadré, transparent, dont le but est simple : que la valeur ajoutée reste au Congo. Ce n’est pas “la paix contre les minerais”, c’est la transformation des ressources pour les Congolais ».

Elle revient encore. « Pendant 30 ans, l’est du pays a vécu sous la domination de contrebandes, de réseaux mafieux et de circuits illicites. Les Congolais ne bénéficiaient pas de leurs richesses. Nous changeons cela. Nous sortons de l’économie criminelle pour entrer dans une économie légale, contrôlée, structurée ».

Pourquoi entériner ces accords maintenant ? Tina Salama détaille que « depuis plus de 30 ans, la République démocratique du Congo paie un tribut humain insupportable : des millions de déplacés, des milliers de morts, des villages abandonnés, des enfants traumatisés. Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Aucun pays au monde ne peut se développer dans un tel climat. »

Puis elle ajoute : « Il fallait une décision forte, à la hauteur du drame que vit notre population. Et cette décision devait être prise à un niveau où les engagements sont contraignants, vérifiables et supervisés. Washington offre un cadre où les États-Unis, puissance garante, s’engagent aux côtés de la RDC pour qu’il n’y ait plus de retour en arrière ».

 Les trois accords expliqués longuement par Muyaya et Salama 

D’abord, l’Accord de paix RDC–Rwanda. Sur ce volet , Tina Salama précise, avec une grande insistance que « l’accord de paix repose sur un mécanisme conjoint, mais supervisé. Le retrait du M23 est prévu, la neutralisation des FDLR est confirmée, et les engagements sont réciproques mais encadrés. Rien ne se fera en dehors des institutions congolaises. Aucune concession n’a été faite qui diminuerait notre souveraineté ».

Ensuite, le Cadre d’intégration économique régionale (CIR). À ce sujet, la porte-parole du chef de l’Etat invite la population à ne pas faire une confusion autour de cette question. « Ce n’est pas une délégation de souveraineté. Le CIR est un outil technique, pas un outil politique. Il vise à sécuriser les chaînes de valeur, à mettre fin aux trafics, à protéger les mineurs artisanaux et à donner de l’oxygène aux communautés locales. C’est un instrument économique. Pas un instrument de cogestion territoriale ».

Enfin pour ce qui est du Partenariat stratégique RDC–USA (17 articles), ici Tina Salama va plus loin. « Ce partenariat est une opportunité historique pour industrialiser le pays. Les 17 articles couvrent l’énergie, les minerais, les infrastructures, les compétences, les technologies et les investissements. Nous n’avons cédé aucun contrôle. Nous avons sécurisé des engagements qui permettront enfin à la RDC d’évoluer dans les chaînes de valeur mondiales ».

 La RDC ferme la porte à toute intégration massive des rebelles 

D’après la porte-parole du chef de l’État, le temps de l’impunité est révolu. Tina Salama révèle ce que dit l’accord sur ce sujet. « Aucune intégration collective du M23. Aucune. L’intégration massive des rebellions est une erreur du passé. Nous ne répéterons pas cela. Toute éventuelle réintégration est individuelle, conditionnelle, contrôlée, et soumise à l’examen strict des services de l’État. En dehors de cette question, sachez que les États-Unis n’obtiennent pas de contrôle sur nos ressources. Le Rwanda n’obtient pas de droits sur nos territoires. La souveraineté reste au cœur du projet ».

Face à la désinformation, le gouvernement a livré une explication aussi détaillée mais surtout ferme. Pour Patrick Muyaya, ce moment marque une rupture. « Nous faisons un choix historique : sortir de la guerre, entrer dans la stabilité, transformer nos richesses et tourner définitivement la page de l’économie criminelle. Le peuple congolais a trop souffert. Il fallait agir », a-t-il prévenu.

Chrioni Kibungu
Ouragan / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 74 jours
Il a fallu attendre le massacres de Congolais, que Goma et Bukavu tombent pour que Félix signe l'accord avec Kagame? Il emprunte tjrs les mêmes chemins de JKK mais il le critique.

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Réponse : 1
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