
Monde
Le Groenland a exhorté, lundi, les États-Unis à transformer les échanges diplomatiques en avancées concrètes. À l’ouverture de la session d’hiver du Parlement, le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen a rappelé les attentes de l’île, au cœur de discussions tripartites avec Washington et Copenhague. Le transfert de souveraineté reste une ligne rouge.
Le Groenland attend des "résultats concrets" du dialogue engagé avec les États-Unis, a dit, lundi 2 février 2026, le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen, dont l'île est convoitée par l'administration Trump, lors de l'ouverture de la session d'hiver du Parlement groenlandais.
"Le dialogue est engagé, et le Naalakkersuisut (le gouvernement groenlandais) va œuvrer avec détermination pour qu'il aboutisse à des résultats concrets", a dit devant l'Inatsisartut, le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.
La première réunion du groupe de travail sur la question groenlandaise s'est tenue le 28 janvier à Washington. Elle rassemblait des hauts-fonctionnaires danois, groenlandais et américains.
Le lendemain, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a affirmé que "cela s'est bien passé, dans une atmosphère et un ton très constructifs".
"Je suis légèrement plus optimiste aujourd'hui (jeudi) qu'il y a une semaine", avait-il encore assuré.
"Tous les pays de l'UE nous soutiennent"
Pour Jens-Frederik Nielsen, qui a rencontré, avec la Première ministre danoise, les dirigeants français et allemand, les discussions avec l'administration Trump doivent avoir lieu parallèlement au renforcement du "dialogue étroit avec les pays occidentaux" et de la coopération avec l'Union européenne.
"Nous ne sommes pas seuls, et nous sommes protégés. Tous les pays de l'UE nous soutiennent", a-t-il souligné.
Et de rappeler, comme à chaque fois que revenait la proposition du président Donald Trump de prendre le contrôle du territoire autonome danois, que "le Groenland (...) ne peut ni s'acheter ni se vendre".
Les pourparlers avec les États-Unis interviennent après que Donald Trump a renoncé à s'emparer par la force de l'île arctique, membre de l'Otan.
Les menaces du milliardaire américain concernant le Groenland ont provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, depuis sa création en 1949.
Donald Trump a toutefois indiqué avoir conclu un "cadre" en vue d'un accord avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial de Davos en Suisse. Sauf que peu de détails concrets ont filtré sur son contenu.
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