
Science & env.
Des troupeaux d’éléphants ont été aperçus ces derniers jours dans plusieurs villages du territoire de Malemba-Nkulu, dans la province du Haut-Lomami. Ces pachydermes, en déplacement le long de leur corridor migratoire naturel, causent d’importants dégâts dans les champs et mettent parfois la vie des habitants en danger, ont rapporté, vendredi 20 février 2026, des sources locales.
Face à cette situation préoccupante, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) appelle les populations locales à signaler immédiatement toute présence de ces animaux aux autorités compétentes et à éviter tout acte de provocation.
D’après le responsable de la communication du Parc national de l’Upemba, Antonio Longangi, la présence de ces éléphants n’a rien d’anormal.
Il s’agit d’un flux migratoire naturel, lié notamment à la recherche d’eau, de nourriture, ainsi qu’à la pression exercée sur leur territoire d’origine.
Il précise : « La présence des éléphants dans le territoire de Malemba-Nkulu s’inscrit dans un phénomène de flux migratoire naturel. Ce n’est pas une divagation, mais un mouvement lié à la recherche d’eau, de nourriture et à la pression exercée sur leur territoire. Ces éléphants proviennent du nord du secteur d’Ankoro, à près de 200 km de la limite nord du parc », explique Antonio Longangi.
L’option d’un refoulement n’est donc pas encore envisagée, car les animaux se trouvent dans un espace qu’ils empruntent traditionnellement lors de leurs déplacements saisonniers.
Des actions engagées pour protéger les populations et les animaux
Malgré des contraintes financières et opérationnelles, l’ICCN et ses partenaires affirment avoir déjà mis en place plusieurs mécanismes permettant de prévenir les incidents entre les humains et les pachydermes.
Parmi ces actions :
Appel à la prudence maximale
Les responsables du parc rappellent que l’éléphant est une espèce intégralement protégée par la loi congolaise. Ils insistent sur l’importance d’adopter des comportements responsables.
« Nous encourageons les habitants à éviter toute tentative d’approche ou de provocation, à signaler immédiatement la présence des éléphants aux autorités et à respecter strictement les consignes de sécurité. La priorité reste la prévention », indique Antonio Longangi.
Une cohabitation nécessaire mais délicate
Alors que les dégâts agricoles augmentent, l’ICCN travaille à renforcer la protection des populations tout en préservant cet animal emblématique, indispensable à l’équilibre de l’écosystème du Haut-Lomami.
Les communautés, souvent confrontées à la perte de leurs moyens de subsistance, espèrent des solutions rapides pour limiter les risques, particulièrement en cette période où les migrations d’éléphants deviennent plus fréquentes.
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