
Provinces
Au lendemain de l’attaque de drones qui a secoué la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, l’atmosphère est restée tendue jeudi 12 mars 2026.
À l’appel de la société civile plurielle, un collectif d’étudiants et de jeunes citoyens a organisé une marche dite pacifique pour dénoncer cette attaque survenue la veille, qui a coûté la vie à Karine Buisset, agente de l’UNICEF. Toutefois, plusieurs sources locales affirment que de nombreux jeunes auraient été contraints de participer à cette manifestation.
Selon ces témoignages, des éléments du Mouvement du 23 mars (M23) et de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) auraient procédé à du porte-à-porte dans certains quartiers afin d’obliger les habitants à rejoindre le cortège. Certains jeunes auraient également été débarqués de bus alors qu’ils se rendaient au travail pour être contraints de prendre part à la marche.
Au centre-ville, un chauffeur de bus affirme avoir été forcé d’interrompre son activité vers 9 heures du matin afin de rejoindre la manifestation. Il explique avoir stationné son véhicule à proximité du point de rassemblement avant de se mêler au cortège.
La marche est partie du rond-point Signers, avant d’emprunter plusieurs artères de la ville en direction du siège local de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Sur place, un mémorandum a été lu puis remis au représentant du chef de bureau de la mission à Goma.
Pendant la manifestation, de nombreux civils, majoritairement des jeunes, brandissaient des calicots portant des messages adressés au gouvernement congolais et à la communauté internationale. Entre slogans et chants, l’atmosphère s’est progressivement électrisée.
Sur l’une des pancartes brandies par Bahati, un manifestant d’une trentaine d’années, on pouvait lire : « Un drone ne fait pas la différence entre un militaire et un civil ».
Préoccupé par la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville, ce dernier attribue l’attaque de drones au gouvernement congolais.
« Kinshasa doit comprendre que nous vivons ici et que ces attaques aveugles font des victimes civiles », déplore-t-il.
Dans le mémorandum remis à la MONUSCO, la société civile plurielle exprime son indignation face aux bombardements répétés dans la région, dont le dernier a frappé la ville de Goma. L’attaque a fait trois morts, parmi lesquels un ressortissant français travaillant pour l’UNICEF.
À ce stade, les auteurs de la frappe de drones n’ont pas encore été officiellement identifiés. De leur côté, l’Union africaine, les États-Unis et l’Union européenne appellent au respect des accords signés et à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités.
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