
Economie
La question de l’approvisionnement en carburant à Kinshasa continue de susciter inquiétudes et incompréhensions. Alors que le gouvernement dément toute pénurie, les habitants de la capitale ont vécu, ce matin, une situation particulièrement tendue dans plusieurs stations-service.
En visite dans les installations de SEP Congo, situées dans la commune de la Gombe, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a tenu à rassurer l’opinion publique.
“ La ville de Kinshasa ne connaît aucune pénurie de carburant ”, a-t-elle affirmé, appelant la population au calme face aux rumeurs.
Un message appuyé par le Directeur général de SEP Congo, Malick Ndiaye, qui a assuré que les stocks en essence et en gasoil sont disponibles, tant pour la capitale que pour l’intérieur du pays.
Une réalité bien différente sur le terrain
Malgré ces assurances officielles, la matinée a été marquée par de longues files d’attente et une forte agitation dans plusieurs stations-service. À certains points stratégiques de la ville, les automobilistes et motards se sont rués pour s’approvisionner, dans une ambiance faite de klaxons, de bousculades et de nervosité.
Dans plusieurs stations services de la capitale les files se sont étirées sur plusieurs dizaines de mètres, sans garantie d’être servi après des heures d’attente. Pour de nombreux conducteurs, la situation est critique.
“ Sans carburant, nous ne pouvons pas travailler ”, confie un motard, soulignant l’impact direct sur ses revenus journaliers.
Cette tension sur l’approvisionnement s’accompagne de dérives. Dans certaines stations, des conducteurs affirment que des pompistes exigent jusqu’à 1 000 francs congolais supplémentaires pour servir les clients. Parallèlement, le marché parallèle connaît une flambée des prix. Dans certains quartiers, le litre d’essence, habituellement vendu autour de 3 000 francs congolais, s’échange désormais entre 4 000 et 5 000 francs, selon les vendeurs. Une hausse qui pénalise fortement les usagers et accentue les inégalités d’accès à ce produit vital.
Les répercussions se font également sentir dans les transports. Plusieurs usagers dénoncent une augmentation des tarifs, conséquence directe des difficultés d’approvisionnement. Pour de nombreux Kinois, cette situation déséquilibre un budget quotidien déjà précaire, dans une ville où le transport constitue une dépense essentielle.
Entre démenti officiel et crise perceptible
Si le gouvernement insiste sur l’absence de pénurie, la réalité vécue par les habitants traduit une forte perturbation dans la distribution du carburant. Entre rumeurs persistantes, ruée vers les stations et spéculation, la situation reste tendue. Plusieurs observateurs appellent désormais les autorités à renforcer la régulation du secteur, à améliorer la communication et à encadrer les prix afin d’éviter que cette crise ne s’aggrave davantage. Car au-delà des discours rassurants, cette journée illustre une fois de plus la vulnérabilité du système d’approvisionnement en carburant à Kinshasa, avec des conséquences immédiates sur la vie économique et sociale de ses habitants.
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