
Politique
Dans un ton à la fois offensif et assumé, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, s’est érigé en rempart face aux récents propos de l’ancien président Joseph Kabila, qu’il juge orientés et porteurs de confusion sur la situation nationale. À ses yeux, la bataille n’est plus seulement sécuritaire dans l’est de la RDC : elle est aussi narrative et exige une réponse politique ferme contre ce qu’il considère comme une tentative de manipulation de l’opinion publique.
S’exprimant lors d’un briefing mardi 24 mars en marge de la Conférence des gouverneurs à Bandundu-ville, le porte-parole du gouvernement a tenu à rétablir la vérité après des propos jugés infondés tenus par Joseph Kabila. Muyaya estime que ces déclarations ne relèvent pas d’un simple constat, mais d’une stratégie de communication soigneusement élaborée.
Il n’appartient pas au gouvernement de réagir surtout que ce sont des déclarations qui ne sont pas nouvelles, ce ne sont pas seulement des déclarations mais ce sont des actes que vous-mêmes vous avez pris les soins de mentionner, a-t-il expliqué.
Poursuivant son intervention, il a mis en doute le timing de cette prise de parole, qu’il considère comme lourd de sens dans le contexte actuel marqué par les tensions dans l’est du pays.
Le choix de date n’est pas non plus un choix anodin, on choisit de faire la communication le 23 mars, on est à Goma. C’est comme une revendication des actes qui y sont posés et on veut dire aussi l’intention, le plan réel que nous avons, a-t-il ajouté.
Dans la même logique, Patrick Muyaya a dénoncé ce qu’il perçoit comme une tentative d’influencer le vocabulaire et les perceptions autour de la crise congolaise. « Moi, je vais interdire aux Congolais patriotiquement de ne pas répéter ce mot là , c’est aussi une stratégie de manipulation, on veut inoculer le venin d’un nouveau mot pour que ce mot puisse se répandre », a-t-il martelé.

Le bilan gouvernemental
Au-delà de la polémique, le porte-parole du gouvernement a insisté sur la nécessité de recentrer le débat sur les actions concrètes menées par les autorités en place. Selon lui, l’exécutif reste focalisé sur les priorités nationales plutôt que sur les controverses politiques.
Tout ce que nous nous savons, c’est ce que nous sommes en train de faire, l’essentiel. Donc, j’évoque les efforts engagés en matière de gouvernance actuelle, a-t-il affirmé.
Le ministre des Médias a notamment mis en avant la fréquence des conférences de gouverneurs comme indicateur d’un engagement plus soutenu de l’État dans la gestion des provinces.
Vous avez suivi par exemple l’allusion faite par le gouverneur en 18 ans. Il y a six conférences de gouverneurs alors que nous en fréquence, on en a plus au moins 2 par an et c’est la preuve justement que nous nous faisons l’essentiel, ce qui n’a pas pu être fait depuis autant d’années, a-t-il mentionné.
Dans une comparaison implicite avec les régimes précédents, Patrick Muyaya a également évoqué les avancées observées sous la présidence de Félix Tshisekedi, notamment en matière d’infrastructures.
« Je me réserverai de faire quelques comparaisons pour ne pas aller plus loin mais si on me dit ici en 46 ans, c’est avec le président Félix Tshisekedi qu’on a vu des routes arrivées, des asphaltes », a-t-il indiqué. Le porte-parole du gouvernement a conclu son discours, en opposant ces réalisations à certaines priorités passées, évoquant indirectement des investissements jugés inéquitables.
Mais alors que d’autres pour des domaines privés ( NDLR : Vallée de la Nsele dit Kingakati) pas loin d’ici, ont des routes qui dépassent les routes qui auraient pu couvrir toute cette ville mais faites votre choix, il est donc évident pour nous question : le chien aboie et la caravane passe, a-t-il lancé.
Cette sortie au vitriol intervient après une interview de Joseph Kabila dans un média belge, dans laquelle l’ancien chef de l’État a évoqué la “soudanisation” de la RDC, estimant que la crise actuelle présente des similitudes avec celle ayant conduit à la partition du Soudan en 2011. Une analyse que le gouvernement rejette, y voyant la manipulation dans un contexte déjà fragilisé.
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Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, s’exprimant lors du briefing tenu le mardi 24 mars 2026 à Bandundu-ville @Photo Droits tiers.