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Brésil: manifestations massives contre la présidente Dilma Roussef

2016-03-15
15.03.2016 , Brésil
2016-03-15
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Brésil: d’énormes manifestations ont empli les rues des grandes villes brésiliennes ce dimanche, appelant au départ de la présidente Dilma Rousseff. (Ph. Paulo Whitaker/Reuters)

Des centaines de milliers de manifestants ont pris part dimanche 13 mars à une mobilisation massive dans plus de 400 villes au Brésil afin de réclamer le départ de sa présidente, Dilma Rousseff, aux prises avec des scandales de corruption et une crise économique qui ne s'essouffle pas. 

"La manifestation dans l’avenue Paulista est la plus importante que São Paulo ait jamais connue”, titrait en fin d’après-midi, dimanche 13 mars, le quotidien de la mégapole Folha de São Paulo. La plus grande artère de la ville a rassemblé à elle seule 500 000 personnes appelant à nouveau à une destitution de la présidente Dilma Rousseff.

Dans l’ensemble du pays, plus de 3,5 millions de Brésiliens auraient défilé dans les rues des grandes villes, titre O Globo.

“Un an après la vague verte et jaune qui avait envahi l’avenue [en mars 2015], note El País Brasil, les mouvements d’opposition au gouvernement renouvellent l’opération.”

De son côté, le parti au gouvernement, le PT (gauche), avait appelé le 11 mars ses sympathisants à différer leur manifestation pour éviter des affrontements.

Deux ans d’enquête et une crise politique

Les derniers développements de l’opération mains propres baptisée “Lava Jato”, qui doit faire toute la lumière sur le scandale Petrobras, ont achevé d’enflammer le Brésil.

L’enquête met désormais en cause l’ancien président Lula et le pays est fortement tiraillé entre les partisans de la gauche traditionnelle – au pouvoir dans un gouvernement de coalition – et ses adversaires politiques. L’opinion est exaspérée et les Brésiliens ont déjà manifesté en masse à plusieurs reprises tout au long de l’année 2015.

Ironie du sort, fait remarquer O Globo, c’est dans ce contexte galvanisé que l’opération “Lava Jato” affiche ces jours-ci deux ans d’existence. “Elle totalise quelque 1 114 procédures d’ouverture d’enquête et 133 condamnations à des peines de prison contre des responsables politiques, des intermédiaires, des cadres d’entreprises et des fonctionnaires”, rappelle O Globo.

Malheureusement, confie un universitaire brésilien au journal, “l’opération ‘Lava Jato’ s’est transformée en affrontement politique, et pourtant une enquête de cette envergure, qui met au jour la dimension de la corruption dans notre pays, ne peut rester à la merci de groupes politiques”.

Pas de démission malgré la pression des élus et de la population

La présidente Dilma Rousseff est désormais visée par une procédure de destitution lancée par des parlementaires de l’opposition. Le Tribunal suprême fédéral doit se prononcer mercredi 16 mars sur les modalités de ce processus.

Mais “le peuple dans la rue ne suffit pas à faire exister le crime”, écrit le site Brasil247, qui reste favorable au gouvernement de la présidente.
Indépendamment de l’ampleur des manifestations, l’opposition et les médias qui s’attellent à faire tomber Dilma Rousseff ont toujours un problème : au nom de quel délit vont-ils justifier une éventuelle destitution ?”

Les initiateurs de la mesure de destitution avancent que la présidente aurait maquillé les comptes de l’Etat en 2014 et 2015 afin de gommer les difficultés économiques du pays et de favoriser sa réélection. Elle a été réélue de justesse en octobre 2014.

Malgré la pression des élus et de la population, Mme Rousseff a répété vendredi que rien ne justifiait sa démission. Elle a même déclaré que travailler aux côtés de son mentor, l'ancien président mis en cause lui aussi dans le scandale Petrobas, serait une fierté.

Des ballons géants représentants Luiz Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff lors d'une manifestation à Sao Paulo le 13 mars 2016. (Andre Penner/AP) 

Dimanche soir, la présidente, qui avait appelé ses concitoyens au calme à la veille des manifestations, constatait dans un communiqué reproduit par O Globo : “ Le caractère pacifique des manifestations a démontré la maturité d’un pays qui sait composer avec des opinions divergentes et garantir le respect des lois et des institutions.”

Avec une cote de popularité d'à peine 10 %, la présidente est au plus bas dans les sondages. Selon l'AFP, quelque 60 % des Brésiliens sont en faveur de sa destitution.

Sabine Grandadam
Courrier International / Radio Canada / MCN
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