
Afrique
Je ne veux plus d'effusion de sang au Soudan du Sud, a déclaré jeudi 14 juillet le président Salva Kiir à la presse à Juba, appelant son rival, le vice-président Riek Machar, à le rencontrer au plus vite pour sauver le processus de paix.
Je veux que Riek Machar, premier vice-président de la République, soit à mes côtés afin que nous puissions tracer la route à suivre, a déclaré M. Kiir lors de sa première apparition publique depuis l'annonce du cessez-le-feu à Juba lundi soir.
J'ai parlé à Riek Machar aujourd'hui, dans la matinée, et je lui ai dit de venir mais il était difficile pour lui d'accepter, a ajouté M. Kiir, disant ignorer où se trouvait son vice-président. M. Kiir a assuré que les ministres proches de ce dernier étaient sains et saufs dans des hôtels à Juba.
Je suis prêt à protéger M. Machar s'il vient, ainsi que ses ministres et officiers, a affirmé le président sud-soudanais.
M. Kiir s'adressait à la presse dans son palais présidentiel à Juba, aux côtés du président de la Commission de surveillance et d'évaluation de l'accord de paix signé le 26 août 2015, l'ex-président du Botswana Festus Mogae, et de l'envoyé spécial de l'Union africaine, l'ancien président malien Alpha Oumar Konare.
Dans l'enceinte du palais présidentiel, des douilles au sol, des impacts de balles sur les murs et des voitures en partie détruites témoignaient de la violence des affrontements sur place vendredi soir, entre troupes loyalistes et soldats fidèles à M. Machar.
Juba a été le théâtre, de vendredi à lundi, d'affrontements entre forces fidèles au président Kiir et ex-rebelles aux ordres de Riek Machar, mettant gravement en péril l'accord de paix d'août 2015 et forçant au moins 36.000 habitants à se réfugier dans les installations de l'ONU, les églises et les écoles de la capitale.
Le président Kiir s'est par ailleurs montré hostile au déploiement d'une force militaire régionale dans son pays.
Il y a plus de 12.000 soldats étrangers ici au Soudan du Sud. Pourquoi voudrions-nous plus de militaires. Qu'est-ce qu'ils viendraient faire ici ?, a-t-il dit en référence à la mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss).
La Minuss a tant de soldats étrangers ici ; nous n'en accepterons pas un de plus, a ajouté M. Kiir.
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