
Politique
Aujourd’hui, ni Catherine Nzuzi Wa Mbombo, ni le professeur Vundwawe Te Pemako, encore moins Mobutu Nzanga ou le député national Mobutu Giala ne prend le devant pour parler au nom de ce parti ou de celui du maréchal Mobutu.
Un certain 20 mai 1967, le maréchal Mobutu Sese Seko a créé le Mouvement populaire de la révolution (MPR), l’unique parti politique au Zaïre, le parti-Etat. Un manifeste a été publié à cet effet, appelé le” manifeste de la N'sele “, où était couché la ligne et l’idéologie du parti.
Cette formation politique a résisté durant 23 ans, jusqu’au 24 avril 1990, lorsque Mobutu a décrété le multipartisme, suite à une énorme pression de l’opposition interne, incarnée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui œuvrait en clandestinité depuis 1980, et à la communauté internationale qui a secoué le dictateur au point d’arracher la “démocratie “C’était pour la toute première fois de voir le MPR exercer les activités politiques concomitamment avec d’autres formations politiques, malgré que le nombre était encore limité à trois.
La fin d’un règne
En réalité, Mobutu est mort avec son parti le 7 septembre 1997, quatre mois seulement après avoir été chassé par Laurent-Désiré Kabila et ses alliés. Car, le MPR était émietté en plusieurs morceaux, à savoir le MPR Fait privé, le MPR, l’UDEMO et j’en passe. Tous se réclamaient être des Mobutistes, s’estimant incarner l’idéologie du maréchal. Mais aujourd’hui, ni le MPR, ni le MPR Fait privé, ni I’UDEMO, n’est actif sur le terrain. L’opinion a finalement compris que les anciens proches de Mobutu s’étaient plutôt servis de ce nom pour se repositionner politiquement et prendre part aux institutions mises en place après le départ de leur chef.
D'ailleurs, la plupart des Mobutistes d’hier se sont mués aujourd’hui en véritables Kabilistes. Ils sont dans toutes les institutions de la République depuis M’zée jusqu’à ce jour. On les voit à la présidence de la République, au plus haut niveau du Sénat, à l’Assemblée nationale, au gouvernement, dans des entreprises et portefeuilles de l’Etat, voire dans l’opposition à la tendance de la mouvance présidentielle.
Selon des témoins, le manifeste de la N’sele était un chapelet de bonnes intentions. C’est l’application qui posait problème. Les Zaïrois n’avaient aucun autre choix que d’appartenir au Mouvement populaire de la révolution, devenu à l’époque une véritable institution fonctionnant grâce à l’argent du trésor public et implanté dans toutes les 11 provinces du Zaïre. D’où le “Tata bo... Parti bo... “qui veut dire un seul parti politique pour toute une nation.
Il est malheureux de constater qu’aujourd’hui, ni Nzuzi Wa Mbombo, ni le professeur Vundwawe Te Pemako, encore moins Mobutu Nzanga ou Mobutu Giala ne prend le devant pour parler au nom du MPR ou du maréchal Mobutu.
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