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Les membres de la jeunesse intercommunautaire du Masisi dans le Nord-Kivu ont mis leur menace à exécution. Ce lundi 8 août, ils ont érigé des barrages, sur la route reliant Goma au territoire de Masisi, empêchant le travail des humanitaires présents dans cette zone, qui abrite une trentaine de sites de déplacés. Ils reprochent notamment aux travailleurs humanitaires et aux Nations unies de ne pas répondre aux véritables besoins de la population.
La jeunesse intercommunautaire du Masisi reproche plusieurs choses aux humanitaires : des projets qui ne correspondent pas aux attentes de la population, un manque de transparence dans l'utilisation des fonds, mais également le fait de ne pas recruter suffisamment de personnels locaux.
« Les ONG internationales importent de la main d’œuvre et considèrent la jeunesse du Masisi comme des jeunes, des sous-hommes, regrette Augustin, président du mouvement. Il y a beaucoup d’expatriés dans les organisations. Or les expatriés coûtent cher par rapport aux nationaux ».
Pour porter cette revendication, les jeunes du Masisi ont installé lundi leur principal barrage au niveau de Saké, à 20 kilomètres de Goma, sur un axe stratégique. Il s’agit du seul point d'accès des humanitaires vers les milliers de déplacés présents dans le Masisi, qui abrite une trentaine de camps.
« Situation très préoccupante »
« Pour la communauté humanitaire, c’est une situation qui est très préoccupante. La population se trouve privée d’une assistance qui est vitale, explique Nadia Berger, de la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU [Ocha] pour le Nord-Kivu. C’est une entrave physique qui nous empêche de circuler et de pouvoir accéder aux populations qui ont besoin d’assistance ».
Sur les revendications, la porte-parole d'Ocha n'a pas souhaité répondre. Les jeunes, eux, promettent de poursuivre leur action ce mardi 9 août. Quant à la ministre provinciale du Plan, elle parle d'un « défaut de communication » et dit espérer réunir les deux parties autour d'une même table prochainement.
De sources concordantes, Médecins sans frontières (MSF) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) auraient cependant été autorisés à circuler.

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