Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



mediacongo
Retour

Afrique

Afrique du Sud : nouvelle motion de défiance contre l'indéboulonnable président Zuma

2016-11-10
10.11.2016
2016-11-10
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2016_actu/novembre/01_au_06/zuma_protestation_rue_16_003.jpg -

Manifestants réclamant le départ de Zuma, siège de l'ANC,Johannesburg, le 5 septembre 2016.

Le président sud-africain Jacob Zuma, englué dans une litanie de scandales de corruption, est confronté jeudi à une nouvelle motion de défiance au Parlement, dont il devrait toutefois réchapper malgré la colère qui monte au sein de son parti.

C'est la troisième fois en moins d'un an que le chef de l'Etat est contesté à l'occasion d'un vote de censure ou de destitution.

Au pouvoir depuis 2009, Jacob Zuma a "provoqué le chaos dans notre jeune démocratie", l'accuse le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), à l'initiative de la dernière motion.

Ce vote a été décidé dans la foulée de la publication, la semaine dernière, d'un rapport de la médiatrice de la République qui a jeté un regard cru sur la gestion des affaires de l'Etat par le président.

Particulièrement documenté, cet épais document révèle par le menu l'influence exercée sur le gouvernement par la richissime famille Gupta, à la tête d'un puissant empire industriel et médiatique, avec la complicité de Jacob Zuma.

Entre autres exemples, ce rapport affirme que les Gupta ont offert un pot-de-vin de 40 millions d'euros au vice-ministre des Finances Mcebisi Jonas, qu'il assure avoir refusé.

Ce rapport vient s'ajouter à la longue liste des affaires qui ont défrayé la chronique de la présidence Zuma, à commencer par celle des travaux effectués dans sa résidence privée qui l'a contraint à rembourser 500.000 euros.

Et d'autres menaces se profilent à l'horizon, comme la reprise par la justice de poursuites pour corruption, fraude fiscale et racket, abandonnées en 2009, dans une affaire de pots-de-vin liés à un contrat d'armement.

Vingt ans après l'entrée en fonction du premier gouvernement post-apartheid en 1994, cette litanie suscite de plus en plus de colère dans la jeune démocratie "arc-en-ciel".

La semaine dernière, une véritable "marée rouge", composée de milliers de militants du parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF, opposition) a exigé la démission de Jacob Zuma devant les grilles du palais présidentiel.

Révolte

Mais la motion discutée jeudi, qui obligerait le président à démissionner si elle était adoptée, a "zéro chance" de passer, prévient Patrick Bond, professeur d'économie politique à l'université du Witwatersrand à Johannesburg.

Le Congrès national africain (ANC) de M. Zuma dispose au Parlement d'une solide majorité de 249 sièges sur 400 qui écarte tout scénario surprise.

Mais, après le revers subi aux élections locales d'août, la révolte gronde contre le président dans les rangs de l'ANC.

En octobre, le président de son groupe parlementaire, Jackson Mthembu, a exprimé son ras-le-bol et appelé M. Zuma à démissionner. Et les vétérans de la lutte contre l'apartheid ne se privent plus de le critiquer publiquement.

Le parti est "plus divisé que jamais sur la présidence Zuma", note Loammi Wolf, spécialiste en droit constitutionnel.

Mais le chef de l'Etat garde encore, pour l'instant, le soutien de sa majorité. "Les personnes clé de l'ANC sont très favorables à Zuma", souligne Patrick Bond. Il reste "solidement assis sur sa selle", a titré cette semaine le quotidien Business Day.

Si les parlementaires désobéissaient et votaient pour la motion, "ils perdraient leur emploi", explique Shadrack Gutto, de l'université d'Afrique du Sud à Pretoria.

L'ANC a ironisé sur la nouvelle motion de défiance, qualifiée de "rituel annuel et frivole", et dénoncé "l'arrogance grandissante" de la DA. Les appels au départ du président sont "prématurés et infondés", a tranché son secrétaire général, Gwede Mantashe.

Le mandat de Jacob Zuma à la tête de l'Afrique du Sud s'achève en 2019. Mais dès fin 2017, l'ANC élira un nouveau président pour le parti et pourrait décider, dès ce moment-là, de le remplacer à la tête de l'Etat, pronostiquent plusieurs analystes.

Certains évoquent même l'hypothèse d'une "amnistie" pour lui éviter toute poursuite judiciaire, selon Patrick Bond.


VOA/AFP
C’est vous qui le dites : 2 commentaires
8718 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


Zuma, incompétent comme Kabila, Voleur comme Kabila, coureur des jupons comme Kabila, haï par son peuple comme Kabila. Dommage d'avoir autant des ressemblances, voilà pourquoi Zuma a instruit son ex-femme et toujours sa maîtresse, Nkosazuna Zuma, de nommer Kodjo comme facilitateur, pour les intérêts de Kabila Erreur monumentale car l'accord de Kodjo échouera, ensuite Zuma et Kabila tomberont bientôt et finiront en prison.

Réagir

Répondre
Le soutien des majorités présidentielles corrompues et sans aucun souci de la bonne gouvernance et de la bonne goestion de la chose publique entête les présidents-voleurs à faire ce qu'ils veulent, contre la volonté des peuples qu'ils sont censés servir comme Jésus le Grand Roi est venu pour servir et non pour être servi et s'enrichir au détriment des pauvres peuples. Des véritables satanistes. Ah Pauvre MANDELA, vois-tu comment ton héritage est sapé et ta mémoire piétinée ?

Réagir

Répondre
right
Article suivant Génocide des Tutsis : la justice française à l'heure de se prononcer sur le non-lieu rendu pour Agathe Habyarimana
left
Article précédent Le Rwanda félicite la RDC après la qualification

Les plus commentés

Politique Crise à l’Est de la RDC : William Ruto appelle Kinshasa à assumer un problème congolais

05.04.2026, 18 commentaires

Religion Le président Félix Tshisekedi élève Nkamba au rang de Ville Sainte lors de la commémoration de Simon Kimbangu

06.04.2026, 8 commentaires

Politique Rodrigue Ramazani sur les jeeps offertes par Félix Tshisekedi aux Léopards : « Faire le généreux avec l’argent du contribuable n’est pas un exploit, c’est une faute »

06.04.2026, 6 commentaires

Politique Pâques 2026 : le cardinal Fridolin Ambongo alerte sur la crise nationale et appelle à l’unité

06.04.2026, 6 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance