
Société
Plus d’une cinquantaine d’ex-agents de la société de gardiennage dénommée "Consulting services placement" (CSP) dénoncent le licenciement abusif dont ils ont été victimes depuis quelques mois, de la part de Philippe Delhausse, responsable de la société.
Dans une correspondance adressée à l’inspection du travail, le collectif d’ex-agents de la SCP exigent que l’Etat leur vienne au secours pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits. « Nous avons saisi l’inspection de travail parce qu’à notre entendement, elle est l’instance habileté à résoudre tout litige en matière de travail », a soutenu un membre du collectif. Selon lui, le collectif a des choses à dénoncer et préfère le faire aux prochaines occasions. Au nombre de ces dénonciations, d’autres ont chuchoté sur les mauvaises conditions de travail.
Parmi les griefs ayant conduits au « licenciement », l’on note le non respect des consignes. Aux dernières nouvelles, l’ex-employeur de ce collectif, en la personne de Philippe Delhausse a réservé une fin de non recevoir à l’invitation lui adressée par l’inspecteur du travail qui veut avoir le son de cloche de l’employeur, dans le cadre de la procédure en matière de résiliation de contrat.
Du côté de l’inspection de travail que le collectif d’ex-agents de la CSP a saisi le 10 octobre 2016, l’on juge le licenciement de ces agents d’ « abusif ». Ce, du fait qu’aucune procédure disciplinaire n’ait été déclenchée à la suite du constat des faits. Allusion faite à la demande d’explications et réponses des incriminés. Constat d’ailleurs non précisé dans le courrier de licenciement pour « faute lourde ».
D’autre part, relève l’inspecteur du travail, les cas de licenciement pour faute lourde doivent être effectués dans un délai de 15 jours à partir de la découverte des faits », relève l’inspecteur du travail.
Licenciés depuis le mois de juillet, certains ex-agents de cette société de gardiennage déclarent avoir été contactés par Philippe Delhausse, leur proposant de lui adresser une lettre de réintégration. Offre qui sera rejetée par des agents.
« Avec un salaire de 130 dollars américains le mois pour certains et 80 USD pour d’autres, l’ex-employeur n’était pas à mesure de nous payer correctement le décompte final », a fustigé un membre du collectif qui a requis l’anonymat. Et à un autre d’ajouter : « Pendant plus de 5 ans, j’ai été soumis à des travaux très durs pour un salaire mensuel de 80 dollars américains. Et comme décompte final, la société m’a payé 114.000 francs congolais, calculé sur je ne sais quelle base. Je pense que tout employeur a le devoir de respecter la réglementation en matière de travail. Toutefois, je me réserve le droit de saisir les instances judiciaires, si jamais la situation n’est décantée ».
Toutes les tentatives d’approcher les responsables de la société incriminée sont restées vaines, ceux-ci n’étant disposés à nous recevoir. Parmi les principaux clients de la CSP, l’on cite l’école belge de Kinshasa, l’ambassade du Maroc, l’ambassade de Tunisie et autres.
Ce énième litige entre employés et employeurs relance, une fois de plus, la problématique du non respect de la réglementation en matière de travail. Selon les spécialistes, il ne se passe pas un jour sans que les instances judiciaires ne soient saisies en matière de travail.
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