Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Monde

France: primaire à droite, comment expliquer le naufrage de Nicolas Sarkozy ?

2016-11-21
21.11.2016
2016-11-21
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2016_actu/novembre/21-27/sarkozy-primaire-deception.jpg -

La défaite de Nicolas Sarkozy, dimanche 20 novembre, dès le premier tour de la primaire à droite, met un brutal coup d'arrêt à la carrière politique de l'ancien président de la République. Largement distancé par François Fillon et Alain Juppé, il n'a pas réussi, au cours de la campagne, à redorer une image largement ternie depuis sa défaite lors de la présidentielle de 2012. Autopsie d'un naufrage.

Le poids de l'échec de 2012

De fait, en trois mois de campagne, Nicolas Sarkozy n'a jamais su tirer avantage de son statut d'ancien président de la République. Au contraire : déjà rejeté par une large frange de l'opinion depuis son passage à l'Elysée, il a dû subir les attaques de ses concurrents à la primaire, qui ont tous critiqué, à leur façon, son bilan. "Je t'ai vu de près, et justement maintenant, je suis candidate contre toi", lui a par exemple lancé son ancienne ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors du deuxième débat.

Ciblé de toutes parts, Nicolas Sarkozy s'est souvent défendu avec panache, mais n'a pas pu convaincre qu'un retour aux affaires se solderait par de meilleurs résultats. Son retour en politique en 2014 n'aura rien changé : trop droitier pour les juppéistes, pas assez libéral pour les fillonistes, il a n'a pas réussi à rassembler au-delà de sa base.

Des polémiques à répétition

Les Gaulois, la double ration de frites… La campagne de Nicolas Sarkozy a été marquée par des polémiques à répétition qui n'ont pas servi sa cause. En multipliant les excès de langage, il a échoué à prouver qu'il pourrait être un président plus rassembleur que le chef de l'Etat clivant qu'il a été pendant cinq ans. Une rhétorique qui a pu lui jouer des tours, reconnaît Eric Woerth, l'un des piliers de sa campagne, dimanche soir sur franceinfo: "Peut-être que certains mots ont pu choquer, certaines polémiques l'ont affaibli."

"Quand il a parlé des Gaulois, c'était une belle idée – on prend toute l'histoire de la France quelle que soit son origine – probablement mal comprise", regrette-t-il.

Au contraire, le premier tour de la primaire à droite a récompensé deux personnalités aux antipodes des excès sarkozystes. Dimanche soir, un proche de Nicolas Sarkozy reconnaissait que François Fillon devait son succès, en partie, à "une synthèse réussie entre le calme et le sérieux d'Alain Juppé, et les yeux ouverts sur la société de Nicolas Sarkozy". Un alliage que l'ancien président n'a pas été en mesure de proposer aux électeurs de droite.

Une mobilisation mal anticipée

La forte mobilisation des électeurs, pourtant prévisible sur la foi de multiples enquêtes d'opinion, n'a pas été captée par les radars de son équipe de campagne. "S'il y a trois millions de votants dimanche, je vous paie un café !", plaisantait d'ailleurs l'un de ses lieutenants, interrogé par franceinfo, quelques jours avant le vote.

Pendant trois mois, Nicolas Sarkozy n'a pas concouru comme un candidat à une primaire ouverte : il ne s'est adressé qu'au noyau dur des sympathisants des Républicains. L'épouvantail François Bayrou, agité comme un chiffon rouge, n'a produit qu'une partie des effets escomptés : s'il a bien réussi à détourner de nombreux électeurs d'Alain Juppé, ceux-ci se sont reportés sur François Fillon plutôt que sur Nicolas Sarkozy.

Un candidat plombé par les affaires

Dans la dernière semaine, Nicolas Sarkozy a vu une nouvelle embûche perturber son parcours. La publication par Mediapart d'un témoignage l'accusant d'avoir reçu des valises pleines d'argent liquide en provenance du régime libyen de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne de 2007 est arrivée au pire moment pour l'ancien chef de l'Etat.

Interrogé à ce sujet lors du dernier débat télévisé, le 17 novembre, il n'avait pu dissimuler une colère froide, évoquant "l'indignité" du service public, sans pour autant répondre sur le fond de l'affaire. A force d'être mis en cause, Nicolas Sarkozy, dont les gardes à vue et mises en examen ont alimenté la chronique judiciaire ces cinq dernières années, a perdu une bonne partie de la stature qui lui avait permis de devenir président en 2007.

"Le poids des affaires a joué, injustement", regrette Eric Woerth, qui a bénéficié d'une relaxe dans l'affaire Bettencourt. Désormais en retrait de fait de la vie politique, Nicolas Sarkozy a dit, dimanche soir, aspirer à une vie "avec plus de passion privée et moins de passion publique". Si son nom ne fera plus les gros titres des pages politiques, il pourrait encore faire les choux gras de la rubrique justice.


France TV / MCN, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 6 commentaires
8690 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 3409 jours
Sarko, va te reposer pendant que la justice française affûte ses armes pour te descendre encore trop bas.

Réagir

Répondre
Merci, peuple français. Vous avez prouvé et démontré qu'aucun dirigeant ne peut se moquer du peuple comme il veut. Merci pour avoir mis hors d'état de nuire cet homme que tout le monde a fini par conmprendre être dangéreux pour l'humanité. Aidez-nous à organiser des élections justes en RDC pour nous débarasser des satanistes semblables à cet homme que vous venez de sanctionner.

Réagir

Répondre
Il y a 3409 jours
Evitons tout de même l'amalgamme. La France n'est pas la République Démocratique du Congo. Nos dirigeants ne peuvent pas égaler ceux de la France. C'est la nuit et le jour. Il faut 2 siècles aux congolais pour réfléchir comme les français Et, c'est bien clair.

Réagir

Répondre
Il y a 3409 jours
l'histoire a fini par rattrapper l'homme,corrompu, il atout fait pour eliminer les traces en faisant tuer kadhafi par exemple!rancunier ila fait envoyer injustement Bagbo à CPI pour mettre un etranger à la tete de la cote d'ivoire,impoli,il a demandé aux gabonais d'aller revendiquer la democratie au gabon;donc indigne pour diriger la france.

Réagir

Répondre
Il y a 3409 jours
c'est le sort de l'ingratitude. il a tué Kadhafi pour dissiper les traces du financement de sa campagne. voila les pays hautement démocratique. KABILA et toute ton équipe à vous le prochain tour

Réagir

Répondre
Il y a 3409 jours
le naufrage de NICOLAS s'explique par le fait que le peuple francais veut un changement de gouvernance et ne veut pas faire machine arrière, chose que le peuple congolais est appelé à faire pour son bien être et son avenir meilleur PEUPLE CONGOLAIS, NOUS SOMMES MAÎTRES DE NOTRE DESTIN,PRENONS LES CHOSES A MAINS AVEC TOUTE RESPONSABILITE.

Réagir

Répondre
right
Article suivant Iran : les États-Unis risquent un autre Vietnam s’ils envoient des troupes au sol
left
Article précédent Tensions régionales : entretien entre les dirigeants des Emirats arabes unis et de la Jordanie

Les plus commentés

Politique Entretien exclusif avec Joseph Kabila : « Il faut mettre fin à cette dictature qui vient de s’installer dans notre pays”

23.03.2026, 24 commentaires

Politique Entre adhésion et rejet politique : Loi référendaire, le premier pas franchi par l’Udps vers la retouche constitutionnelle

21.03.2026, 5 commentaires

Provinces Kongo-Central : l’ex-président de l’Assemblée provinciale Papy Mantezolo arrêté à Kinshasa

22.03.2026, 5 commentaires

Politique Du Kabilisme au Tshisekedisme : Willy Bakonga, le grand virage !

23.03.2026, 4 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance