
Provinces
Au cours de l'audience publique du 10 février 2017 à Beni-ville, des bandits inculpés, notamment Amuli Banza Suleiman alias Bonge La Chuma (Congolais), Musa Batram Habakar (Tchadien) et quatre autres prévenus, ont fait des révélations qui ont fait froid dans les dos des Bénitiens.
Amuli Banza, un des bandits, dévoile que ce ne sont pas des rebelles ougandais ADF qui tuent les Benitiens, mais peut être un autre mouvement non encore identifié.
Selon lui dans la brousse, il y a trois groupes des gens, des ADF, des NALU et les FARDC.
Se disant Imam, enseignant de la langue arabe, et instructeur militaire au sein des ADF, il confirme avoir participé à deux attaques dans la forêt où ils étaient.
Il a affirmé au cours de l'audience publique que chaque combattant ADF est musulman et les ADF ne sont pas de égorgeurs. Il s'est dit être étonné qu'un non musulman se réclame être ADF.
Un autre inculpé, Musa Batram, beau-frère du président tchadien Idriss Deby et président d'un mouvement politico-militaire au Tchad depuis plusieurs années est accusé d'avoir hébergé des jeunes ADF recrutés à Goma. Il a nié toutes ces accusations et demandé à la cour que justice soit faite, pour que chacun soit remis dans ses droits.
Le ministère publique est représenté par le lieutenant général Mukuntu Kiyana.
Le phénomène « Egorgeurs » lié à la politique générale du pays
Les tueries de la population à Beni sont liées à la politique générale du pays, estime un député de Lubero, membre de la commission défense et sécurité de l'Assemblée nationale.
Omer Kambale attribue l'accalmie observée ces derniers temps dans la région de Beni au dialogue politique sous l'égide de la CENCO en cours à Kinshasa.
D'où son appel à une implication des participants aux assises du Centre Interdiocésain.
A la suite du procès des bandits violeurs en cours à Beni, le député est formel : « Il semblerait que certains officiers loyalistes seraient en train de se compromettre dans leurs comportement. Ce qui peut les amener à la barre, parce qu'on ne peut pas appeler quelqu'un à la barre sans qu'il y ait un simple soupçon. Et si on commence à soupçonner certains officiers militaires, c'est vraiment malheureux et la justice va faire son travail pour dénicher ce qui se cachait dans cette affaire. »
Il sied de signaler quen début de semaine, le colonel FARDC Freddy Kabagana et un capitaine étaient devant la barre pour ravitaillement des assaillants ADF dans la région de Beni.
Même un taximan moto a témoigné avoir écouté le colonel précité en train de communiquer avec le commandant ADF Feza (recherchée par les services de sécurité) dans un hôtel dénommé BÉNIE situé au quartier Matonge, ville de Beni.
Pour leur part, les habitants qui assistent aux audiences foraines, demandent la sagesse de la cour pour que ces officiers ayant trahi l'armée subissent la rigueur de la loi.
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procès des présumés rebelles des ADF à Beni.