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"Élysée 2017" : ce qu'il faut retenir du passage d'Emmanuel Macron sur TF1

2017-04-28
28.04.2017
2017-04-28
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Emmanuel Macron était l’invité de l’émission politique de TF1 « Elysée 2017 », jeudi 27 avril.

Le candidat d’En marche ! était l’invité jeudi soir de l’émission « Elysée 2017 », sur TF1. Il est revenu sur son programme en matière de sécurité, d’emploi et d’immigration.

A dix jours du second tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron était l’invité de l’émission politique de TF1 « Elysée 2017 », jeudi 27 avril. S’il n’a pas fait de nouvelles annonces, le candidat d’En marche ! est notamment revenu sur son programme en matière de sécurité, d’emploi et d’immigration. Il a également évoqué sa visite mouvementée, mercredi, à Amiens, des salariés du site de Whirlpool menacé de délocalisation en Pologne.

Sur le plateau de TF1, Emmanuel Macron est revenu dès le début de l’émission sur la journée de mercredi où il est allé à la rencontre des salariés de Whirlpool à Amiens – après Marine Le Pen – dans une ambiance tendue.

« Si [quand] j’étais ministre, j’ai été au contact, c’est que j’ai de la considération pour ces gens là, a-t-il affirmé. Je leur ai dit : on ne crée pas d’emploi sans entreprise. »

Emmanuel Macron, candidat d’En marche!, rencontre les ouvriers en grève à l'usine Whirpool à Amiens, mercredi 26 avril. (© Jean-Claude Coutausse/Le Monde)

« Les salariés de Whirlpool n’attendent pas le père Noël. Quand des entreprises ferment, il faut accompagner les salariés. Quand les entreprises en ont les moyens, elles doivent décider des plans sociaux qui doivent être généreux. Whirlpool se porte bien. Je me battrai pour qu’il y ait une reprise du site de Whirlpool. »

Concernant l’emploi, le candidat d’En marche ! estime que le principal « défi, on le connaît depuis plus de trente ans, c’est le chômage de masse ». « Je veux faire dès l’été une réforme en profondeur du droit du travail », a-t-il affirmé sur le plateau de TF1. Dans sa réforme, il souhaite privilégier les « accords de branche pour les très petites entreprises, accord d’entreprise pour les autres. S’il n’y a pas de syndicat, c’est l’accord de branche qui prévaut ».

« Je veux développer des entreprises dans les énergies renouvelables, dans le numérique, dans l’industrie. Tout cela suppose une réforme du droit du travail et du cadre fiscal », a-t-il poursuivi.

« Tolérance zéro » en matière de sécurité

Emmanuel Macron lors d'une visite dans un commissariat de police de Carpentras, le 17 février 2017 (© AFP)

Interrogé sur les questions sécuritaires, le candidat d’En marche ! a annoncé que s’il est élu, « les peines de prison ne seront plus prononcées de la même façon ». « Aujourd’hui, de manière quasi automatique, une peine de moins de deux ans n’est pas appliquée. Les juges prononcent ces peines sachant qu’elles ne seront pas appliquées. Les juges sont responsables, ils savent les réalités de la vie pénitentiaire », a fait valoir Emmanuel Macron, qui a aussitôt déclaré qu’il prévoyait la construction de 15 000 places de prison.

« C’est ce qui permet de répondre au défi [sécuritaire] (…) Je veux que demain, on ait une vraie réponse à la délinquance », a-t-il poursuivi. « Tolérance zéro. [Je souhaite] 10 000 policiers et gendarmes en plus », a détaillé l’ancien ministre du budget, ajoutant : « Je donne aux policiers et gendarmes un pouvoir d’amende immédiate sur des petits délits. La détention de stupéfiants est souvent sans suite. Je veux qu’il y ait une réponse immédiate, l’amende d’au moins 100 euros. »

Une semaine après l’attentat sur les Champs-Elysées qui a coûté la vie à un policier, Emmanuel Macron a souligné que « la bataille contre le terrorisme, c’est d’abord une bataille à l’international contre Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] » et contre tous les groupes djihadistes qui veulent porter atteinte à la France.

Sur le plan intérieur, le candidat d’En marche ! souhaite recruter « 10 000 policiers et gendarmes ». « Je renforcerai nos moyens et notre coordination sur le renseignement. C’est le renseignement qui permet de remonter à la source, a-t-il ajouté. Dès l’été, je créerai une task force anti-Daech qui, sept jours sur sept, coordonnera le travail de toutes les forces pour créer une unité commune dans le renseignement contre Daech. »

« Je souhaite remettre les accords du Touquet sur la table »

« S’il y avait une réponse facile, elle aurait été trouvée », a fait valoir jeudi soir l’ancien ministre de l’économie au sujet de l’immigration. « La difficulté, ce sont les demandes d’asile pour le territoire britannique, a-t-il expliqué. Je souhaite remettre les accords du Touquet [accords bilatéraux de coopération sur l’immigration signés entre la France et le Royaume-Uni en 2003] sur la table, pouvoir en renégocier les modalités, en particulier pour les mineurs. »

Toujours sur le sujet de l’immigration, Emmanuel Macron souhaite « limiter l’immigration illégale ». « La France donne 200 000 titres de séjour à des demandeurs d’asile. Il n’y a pas de flambée de délivrance de ces titres, a poursuivi le candidat d’En marche ! Le problème, c’est qu’on attend trop longtemps la réponse d’une demande d’asile. Et nous ne savons pas ramener ces personnes dans leur pays d’origine. »

« Je propose de réduire la délivrance du titre et tous les droits de recours à la procédure de demande d’asile à moins de six mois. (…) Quelqu’un qui vient d’un pays en guerre, en France, il a droit à l’asile. Il est inhumain de voir des millions de Syriens prendre des risques pour ne pas savoir si à la fin ils auront un titre de séjour. »

M. Macron souhaite ainsi « engager une discussion, au niveau européen, avec les pays tiers [Syrie, Liban, Turquie…] sur la délivrance des titres. Cela suppose des conventions bilatérales ».

« Je ne prends pas le vote qui sera en ma faveur comme un chèque en blanc »

Emmanuel Macron sur le plateau de TF1 ce jeudi 27 avril (© Jean-Claude Coutausse/Le Monde)

Interrogé sur le second tour qui l’oppose le 7 mai à Marine Le Pen, Emmanuel Macron regrette que plusieurs élus de droite ou de gauche n’aient pas appelé à voter pour lui. Selon le candidat d’En marche ! « ne pas se positionner c’est décider d’aider madame Le Pen, et donc de sortir de l’Europe. Soyons tous devant nos responsabilités. A la fin des fins, c’est l’offre qui est sur la table. »

Il s’est ensuite adressé aux électeurs, notamment ceux de MM. Fillon, Mélenchon et Hamon, qui n’ont pas voté pour lui au premier tour.

« Je sais pour nombre d’entre vous que vous ne m’avez pas suivi au premier tour (…). Je ne prends pas le vote qui sera en ma faveur comme un chèque en blanc et je respecte les électeurs de François Fillon qui voulaient plus de réformes économiques. Je leur demande : est-ce que vous vous retrouvez dans le projet de madame Le Pen ? Chacun doit prendre ses responsabilités, mais je parle aussi à celles et ceux qui ont voté pour Benoît Hamon, pour Jean-Luc Mélenchon. »
« Demain, j’ai besoin demain d’avoir le maximum de force pour construire ce camp progressiste qui aujourd’hui et demain devra affronter le camp de Madame Le Pen », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur son futur gouvernement s’il est élu le 7 mai, M. Macron a affirmé qu’il sera composé d’une « une quinzaine de membres » et il « sera paritaire ». « Je veux qu’il y ait autant de femmes que d’hommes pour refléter la vitalité de notre société », a-t-il expliqué. Concernant son premier ministre, M. Macron le nommera « selon des critères de compétence et de capacité » à diriger sa majorité.

« Je ne suis pas face à Berlin, je suis avec Berlin »

Vers la fin de l’émission, l’ancien ministre de l’économie était questionné par Melissa Bell, correspondante de CNN en France. Cette dernière a interrogé le candidat sur sa position concernant l’Union européenne, un des nombreux points de clivages avec Marine Le Pen. Alors que la journaliste lui demande ce qu’il fera « face à Angela Merkel », le candidat d’En marche ! a répliqué : « Je ne suis pas face à Berlin, je suis avec Berlin. »

« Nous avons des différences, nous aurons des désaccords, a-t-il affirmé. Je porterai une feuille de route cohérente à cet égard : rétablir la confiance entre l’Allemagne et la France. Depuis le début des années 2000, cette confiance s’est fragilisée. » Il a ainsi annoncé que le premier contact « à l’étranger » qu’il aura s’il est élu sera avec la chancelière allemande Angela Merkel. « La première visite, je la ferai à nos troupes », a-t-il conclu.


Le Monde / MCN, via mediacongo.net
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