
Politique
La République démocratique du Congo n’a rendez-vous avec personne d’autre que son propre destin, a indiqué lundi un acteur politique, membre de la plateforme présidentielle, à la sixième journée des consultations pour la formation du Gouvernement d’Union nationale.
« Je voudrais engager M. le Président de la République, à terminer ces concertations puisque bien sûr, nous sommes en guerre, et notre peuple n’a rendez-vous avec personne d’autre qu’avec son destin et le destin de notre peuple est mis en péril et chaque jour qui passe, aggrave ce péril », a déclaré Lambert Mende.
Cet acteur politique qui a fait cette déclaration à l’issue de son échange avec le Conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, a estimé que les urgences de l’heure ne doivent pas être submergées par les caprices des acteurs sociopolitiques qui tardent à venir.
« Certes, il y a quelques-uns parmi nous qui ne sont pas encore prêts à répondre à cette initiative institutionnelle qui avait été lancé par le Président de la République. Je voulais alors l’engager à laisser la porte ouverte. Même si des réponses peuvent être apportées aux problèmes que nous avons par étape », a-t-il estimé.
Lambert Mende a encouragé le Président congolais, à ne pas tirer en longueur les Consultations politiques, vu l’urgence des réponses face à l’agression rwandaise.
« On peut commencer par une première étape et terminer dans trois à cinq mois parce que je l’ai dit, le Congo n’a rendez-vous avec personne, si ce n’est qu’avec lui-même et avec son destin », a-t-il insisté.
Les Consultations, un moment d’introspection nationale
Par ailleurs, cet ancien ministre de la Communication et médias sous le régime de Joseph Kabila, a salué la convocation par le Chef de l’État des Consultations politiques qui représentent, d’après lui, un moment d’introspection nationale, auquel toute la classe politique du pays est conviée pour s’interroger sur les causes du malheur de l’agression rwandaise.
« Le Chef de l’État qui est le garant de la sécurité et du bien-être de l’ensemble de plus de 100 millions de Congolais avait le devoir d’appeler tous ses compatriotes à un moment d’introspection. J’appelle ça de l’introspection parce que nous devons savoir d’où nous venons, ces malheurs qui s’abattent sur nous de manière discontinue », a fait savoir cet élu de la province du Sankuru.
À cet effet, il a lancé un appel à tous les Congolais, à l’opposition congolaise, aux religieux protestants et catholiques, à faire preuve de sursaut patriotique, en venant répondre à l’appel du président congolais.
« C’est ainsi que je voudrais appeler tous les compatriotes congolais, de la majorité comme de l’opposition, de la société civile et particulièrement les leaders religieux, en ce compris ceux des Églises catholique et protestante, que je remercie pour le contact pris avec le Chef de l’État et qui sont en train de multiplier d’autres consultations ce que nous ne pouvons pas d’ailleurs empêcher », a-t-il dit.
« Mais de notre point de vue, ce sont des réponses que seules les institutions habilitées par le peuple congolais doivent apporter. Mais situation exceptionnelle, il est normal qu’on puisse réserver des réponses exceptionnelles. S’agissant de ces deux confessions religieuses », a-t-il ajouté.
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