Pétition contre Kamerhe : Kabuya va donner la position de l’UDPS après consultation avec Tshisekedi
2025-09-11
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11.09.2025
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Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a déclaré qu’il consultera le Président de la République, Félix Tshisekedi, avant de communiquer la position officielle des députés UDPS sur la pétition visant Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale.
Cette annonce est intervenue mercredi 10 septembre, après la rencontre qu’il a tenue au siège du parti avec les députés pétitionnaires.
La démarche survient dans un contexte politique tendu, alors que la pétition contre Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet du Chef de l’État et figure politique de premier plan, alimente de vifs débats au sein de la chambre basse. Le recours à une consultation directe avec le Président illustre la volonté de l’UDPS de préserver son unité et d’afficher une position cohérente.
Pour de nombreux observateurs, la décision finale du parti présidentiel pourrait non seulement peser sur l’avenir de la pétition, mais aussi redéfinir certains équilibres politiques à l’Assemblée nationale.
Dans les prochains jours, Félix Tshisekedi et Augustin Kabuya sont donc attendus pour clarifier la ligne officielle du parti face à cette crise parlementaire.
MediaCongo Joël Tshim’s
Joël Tshim’s
Afrik-Info.cd / MCP , via mediacongo.net
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Tshilombo n'a jamais gere' queque chose dans sa vie, meme pas sa famille parcequ'il restait chez Nyakeru, il n'a jamais eu une maison, il n'a jaimais ete' locataire, regardez comment est gere' UDPESTE, 2 secretaires, regardez la RDC divisee en 2, l'EST dirige' par NAANGA.
Donc Félix gère les problèmes de la RDC en même temps que les problèmes de l'UDPS ? C'est donc normal qu'il ne gère pas bien le pays. Heureusement 2028 c'est demain. Il rentrera s'occuper de l'UDPS
Sama Lukonde, l’otage consentant
L’autre front est le Sénat. Là aussi, une motion est prête. Sama Lukonde est accusé de « mauvaise gestion ». En réalité, le chantage est limpide. Tshisekedi lui a rappelé qu’il détenait tous les dossiers compromettants de son passage à la Gécamines : les détournements opérés avec Dany Banza, les participations douteuses dans diverses sociétés, les millions envolés dans des partenariats opaques
Le président a menacé : il sait où se trouvent les entreprises, comment elles ont été constituées, et il est prêt à dépouiller Lukonde de ses sociétés et de l’argent volé. Face à cette épée de Damoclès, Sama Lukonde a cédé. Menacé de perdre ses entreprises et son butin, il n’a eu qu’une option : ramper ou être détruit. Le président du Sénat est devenu un otage consentant, muselé par sa peur.
Une motion alimentaire et un plan politique
La motion contre Kamerhe est présentée comme un sursaut moral. En réalité, elle est alimentaire : ses promoteurs se recrutent parmi ceux qui réclament véhicules, primes et avantages. Les signatures s’achètent à coups de billets, transformant le Parlement en bazar de la corruption. Kamerhe est humilié, traité comme un paria. C’est la marque du régime Tshisekedi : la loyauté récompensée par un couteau dans le dos
Le plan de la famille présidentielle est simple : renverser Kamerhe pour installer un président docile, un homme du clan. Un temps, Tshisekedi a caressé l’idée de confier cette fonction à Julien Paluku, un Nord-Kivutien, pour faire taire les accusations de marginalisation des swahiliphones. Mais Marthe Tshisekedi, la véritable reine du palais, a imposé son veto. Elle a préféré pousser Christophe Mboso, un octogénaire fragile, pantin idéal pour exécuter les basses besognes du clan. Ce choix n’est pas anodin : un président faible est un président contrôlable. La démocratie congolaise ? Un jouet entre les mains des Tshisekedi.
Vital Kamerhe, le partenaire sacrifié
Depuis plusieurs semaines, une motion de défiance circule au Palais du Peuple. Officiellement, elle accuse Kamerhe d’opacité dans sa gestion de l’Assemblée nationale. La vérité est ailleurs : le vrai crime de Kamerhe est son indépendance d’esprit
La famille biologique du président l’a convaincu que Kamerhe est arrogant, orgueilleux et dangereux. Le président de l’Assemblée nationale paie cash son péché d’indépendance. On l’accuse d’ambitions présidentielles, et même de ne pas porter le pagne à l’effigie de Tshisekedi - un crime impardonnable pour Marthe Tshisekedi et son clan, qui y voient un affront à leur dynastie
Peu importent ses loyautés passées, peu importe qu’en 2023 il a choisi de se ranger derrière Tshisekedi malgré l’accord de Nairobi. Sa fidélité, son rôle dans la diplomatie parlementaire, son courage dans la dénonciation des ingérences du Rwanda… tout cela est effacé. L’homme qui avait donné du poids au régime est désormais traité comme un obstacle.