
Afrique
Le Burundi partage une frontière de 236 kilomètres avec la RDC. Les deux pays entretiennent des relations de « bon voisinage », a affirmé mercredi la présidence burundaise à l’occasion de l’arrivée à Bujumbura du président congolais, Félix Tshisekedi, qui a été accueilli chaleureusement à l’aéroport international Mechior Ndadaye par son homologue Evariste Ndayishimiye.
Cette déclaration est conforme à la Charte de l’ONU, qui invite les États « à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage ». Partenaire stratégique de la RDC, le Burundi a déployé des troupes, avec l’aval du gouvernement congolais, pour aider les FARDC à lutter contre les rebelles du M23 qui, selon les rapports onusiens, sont soutenus par l’armée rwandaise.

« L’accueil de Félix Tshisekedi Tshilombo par son homologue burundais ne laisse planer aucun doute sur le bon voisinage qui existe entre les deux États; le 23ᵉ sommet du COMESA aura été l’agréable ajouté à l’utile. Vive le COMESA; vive le bon voisinage », a déclaré le cabinet du président Evariste Ndayishimiye, se réjouissant du déplacement du chef de l’État congolais à Bujumbura pour le sommet de cette communauté économique régionale.
Ces dernières années, les deux pays ont renforcé davantage leur coopération. En mai 2022, Evariste Ndayishimiye a affirmé qu’il était est fort possible d’atteindre tous leurs rêves, mais précisant que la clé d’y arriver, « c’est la paix et la sécurité qui garantissent les bases solides pour pouvoir démarrer les projets visant le développement socio-économique durable au profit de la région en général et de nos deux peuples ».

Selon le chef de l’État burundais, qui s’était exprimé à l’occasion de la visite de Félix Tshisekedi à Gitega, le Burundi reste disposé à mettre son expérience au service de deux peuples pour renforcer la sécurité des personnes et des biens sur le lac Tanganyika et sur les routes les plus proches de deux pays, à faciliter les échanges commerciaux et à promouvoir l’investissement dans les domaines où les Burundais excelle ; surtout que les deux États se rencontrent au sein de plusieurs communautés régionales, ce qui, avait-il soutenu, est un atout majeur pour se soutenir mutuellement.
Si avec la RDC, il y a le « bon voisinage », il n’en est cependant pas avec le Rwanda que le Burundi a qualifié de « mauvais voisin » pour son soutien aux groupes armés. Ce qui a poussé le gouvernement burundais à fermer ses frontières.

« Nous avons constaté que nous avons un mauvais voisin : Paul Kagame, président du Rwanda est un mauvais voisin. Nous avons suspendu les relations avec lui jusqu’à ce qu’il se ressaisisse. Car, il n’est pas bien intentionné », avait affirmé le ministre burundais de l’Intérieur, Martin Niteretse, en janvier 2024, soutenant que le voisin rwandais « héberge les criminels qui nuisent aux Burundais ».
Le pays de Paul Kagame est donc accusé par ses deux voisins (RDC et Burundi) de soutenir les rebelles du M23 et Red-Tabara pour les déstabiliser. La communauté internationale a été ainsi invitée à agir pour éviter une guerre à grande échelle.
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