
Afrique
La grève générale a été largement suivie jeudi 1er juin 2017 à Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, où les manifestations pour réclamer la libération du leader de la contestation locale se poursuivent à un rythme quotidien.
Un mot d'ordre de grève générale a été largement suivi jeudi 1er juin à Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc. Comme à chaque nuit tombée depuis presque une semaine, les manifestants se sont rassemblés dans le quartier Sidi Abed, proche du centre-ville.
En milieu d'après-midi, la quasi-totalité des magasins du centre-ville ont observé une grève générale, là aussi pour exiger la remise en liberté des activistes du "hirak" (la mouvance), nom donné à ce mouvement qui lutte pour le "développement" du Rif, région qu'il estime marginalisée.
L'annonce de la grève générale avait été lancée sur les réseaux sociaux par le numéro deux du "hirak", Najib Ahmajik, actuellement en fuite. "Aujourd'hui toute la population est en grève. C'est un message à notre roi Mohammed VI pour qu'il intervienne à Hoceïma", a lancé un gréviste. La grève a été très suivie dans les villes voisines d'Imzouren et Beni Bouyaach, selon un habitant joint au téléphone par l'AFP. Une importante manifestation a également eu lieu à Imzouren et ses environs, selon des images diffuses sur les réseaux sociaux. Des sit-in et rassemblements de "solidarité" ont été organisés ailleurs dans le royaume, dont plusieurs ont été dispersés violemment par la police, à Rabat, Casablanca et Meknès.
Le Rif en effervescence
Selon un décompte officiel, la police a procédé depuis vendredi à une quarantaine d'arrestations, visant essentiellement le noyau dur du "hirak". Vingt-cinq des personnes arrêtées ont été déférées devant le parquet. Leur procès s'est ouvert mardi, mais a été reporté au 6 juin. Selon la presse marocaine, certains des suspects, qui avaient été transférés à Casablanca, ont pu recevoir jeudi la visite de leurs avocats, à l'exception de Zefzafi.
Après un long mutisme, la classe politique est sortie de son silence. Les chefs des partis de la majorité ont appelé "le gouvernement à davantage d'interaction positive avec les revendications des habitants", selon l'agence de presse MAP (officielle). Le Premier ministre islamiste Saad-Eddine Al-Othmani, qui s'est entretenu du sujet avec le ministre de l'Intérieur, a assuré que la région "est au cœur des préoccupations du gouvernement".
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