
Economie
La Société Commerciale des Transports et Ports (SCTP) et ex Office National de Travail (ONATRA) traverse une période très difficile. Alors que l’outil de production n’a pas failli, l’entreprise manque curieusement des fonds nécessaires pour faire face aux multiples problèmes auxquels elle se trouve confrontée.
Conséquences, plus d’une année depuis que les travailleurs ont cessé d’être payés à Kinshasa, alors que les départements pourvoyeurs de recettes continuent de fonctionner normalement. Le trafic tant fluvial que ferroviaire est opérationnel. Pour preuve, le chemin de fer Kinshasa-Matadi assure le transport régulier du ciment produit dans la province du Kongo Central vers Kinshasa, ainsi que celui des passagers.
Détériorer le climat social
Il en est de même pour les bateaux qui ne cessent d’accoster aux ports maritimes de Boma et Matadi et qui rapportent des fonds. Point n’est besoin de mentionner les ports fluviaux qui ne sont pas en reste. Cette situation qui contraste avec la réalité n’a pas fini de détériorer le climat social au sein de l’entreprise.
Dans les villes de Matadi et Boma, les agents et cadres observent une grève. Ils revendiquent le paiement de près de 10 mois d’arriérés de salaire. De manière générale, le personnel totalise plusieurs mois d’impaiement de salaire, quoique de manière disparate selon les secteurs d’activités de l’entreprise. Aussi bien les travailleurs que de nombreux observateurs, beaucoup ne comprennent pas comment l’entreprise n’arrive plus à faire face à ses obligations malgré tous les moyens dont elle dispose.
Le risque d’une probable liquidation
Plus d’une personne est d’avis que cette situation est délibérément créée et entretenue. A fortiori, elle résulterait des causes exogènes. Déjà à l’époque de Mobutu, des velléités de liquidation de l’entreprise avaient avorté. Dans l’hypothèse où la même situation se reproduirait aujourd’hui, la SCPT longtemps demeurée dans le collimateur du pouvoir, court le risque d’une probable liquidation.
Les réunions périodiques prévues dans la convention collective entre la hiérarchie et la délégation syndicale sont bloquées. Ce qui empêche de faire l’évaluation de la situation générale de l’entreprise et d’envisager des pistes de solution.
En attendant de parvenir à cette étape, agents et cadres de cette société continuent de broyer du noir. Il importe à ce stade que l’autorité de tutelle s’implique de façon efficace pour sortir l’entreprise de l’impasse.
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