
Politique
« Le pacte républicain est en danger », alerte le parti ENVOL. Vent debout contre le déverrouillage des articles intangibles, le parti de l’opposition dénonce une manœuvre politique suspectée de la part du régime Tshisekedi, visant même à changer la Constitution du 18 février 2006. Aux yeux de principaux animateurs d’Envol, cette démarche est une menace directe contre la stabilité démocratique du pays et un retour à des pratiques autoritaires. Dans une lettre ouverte, la direction politique a exprimé ses inquiétudes, avant d’appeler au réveil des consciences et à la responsabilité collective face à ce qu’elle considère comme “une crise imminente”.
L’organisation politique rappelle que la Constitution actuelle est le fruit d’une longue lutte politique et d’un compromis national visant à stabiliser les institutions congolaises. Elle est issue de la synthèse de différents textes constitutionnels adoptés durant des périodes particulièrement difficiles de l’histoire du Congo. « La Constitution de 2006 est née du compromis solide, un véritable pacte républicain qui a mis fin aux crises politiques récurrentes, dont la contestation de la légitimité des institutions constituait l’une des causes fondamentales », détaille le document.
Le secrétaire général de l’Envol insiste sur le fait que la loi fondamentale symbolise un ordre garantissant la démocratie et l’état de droit. Donc, a-t-on prévenu, tenter de modifier ce texte fondamental reviendrait à renier le socle sur lequel repose la stabilité actuelle. Pour l’ENVOL, toute modification de la Constitution ne viserait qu’à accroître l’autoritarisme et à renforcer la mainmise de certains individus sur le pouvoir. Cette situation, avertit Ramazani, replongerait le pays dans les divisions et la désolation, des maux dont le Congo-Kinshasa peine encore à se remettre. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Nous ne pouvons que redouter une répétition des crises politiques du passé si cette tentative de modification aboutit », a-t-il décrié.
– L’article 220 comme rempart –

Un des points centraux soulevés par les partisans d’Envol concerne l’intangibilité de certaines dispositions de la Constitution. En particulier, l’article 220, qui interdit toute révision des principes fondamentaux tels que la forme républicaine de l’État, le suffrage universel, la durée des mandats présidentiels, l’indépendance du pouvoir judiciaire et le pluralisme politique.
Selon Rodrigue Ramazani, ces dispositions sont non négociables et toute tentative de les contourner constitue une trahison. Les animateurs d’Envol ont fait référence aux manifestations populaires entre 2015 et 2018, où les Congolais s’étaient mobilisés massivement pour défendre cette Constitution. “Notre peuple a démontré son attachement indéfectible à la Constitution du 18 février 2006, en se levant contre toute tentative de révision de ses dispositions essentielles”, ont-ils rappelé.
Les opposants mettent en garde contre une restauration de la dictature au Congo si ce projet de modification venait à se concrétiser. Le parti de Sesanga parle d’un retour en arrière qui saperait tous les acquis démocratiques obtenus au prix de nombreux sacrifices. Rodrigue Ramazani estime que ce projet s’inscrit dans une stratégie plus vaste visant à établir un pouvoir personnel, rejetant ainsi les principes républicains et démocratiques auxquels le Congo aspire depuis son indépendance.
– Appel à la résistance –
Face à cette situation, le nouveau secrétaire général de l’Envol ne reste pas seulement dans l’analyse. Il appelle toutes les forces vives à se mobiliser. Députés, sénateurs, acteurs politiques et citoyens sont invités à s’opposer fermement à cette tentative de révision constitutionnelle. « Nous en appelons à votre conscience et à votre sens de responsabilité pour vous lever en défense de notre Constitution ». Cet appel s’adresse également aux citoyens congolais, exhortés à refuser toute forme de complicité, tout en dénonçant publiquement ce qu’ENVOL qualifie de haute trahison. Chaque citoyen est appelé à prendre position, à se désolidariser de toute initiative visant à manipuler les institutions et à exprimer son désaccord par tous les moyens pacifiques et démocratiques.
Selon le parti de l’opposition, agir contre cette tentative de modification constitutionnelle est une responsabilité historique car l’enjeu dépasse la simple préservation d’un texte juridique. Il s’agit de défendre la dignité du peuple congolais et d’assurer la continuité démocratique, essentielle à la construction d’une nation stable et moderne.
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Rodrigue Ramazani, le nouveau secrétaire général du parti politique Envol @Photo Droits tiers.