
Politique
La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), par l’intermédiaire de son secrétaire général, Monseigneur Donatien Nshole, s’est exprimée ce lundi lors de la cinquième journée des États généraux de la Justice, organisés au Centre financier de Kinshasa.
Cet événement, qui s’étend du 6 au 13 novembre, a pour objectif de diagnostiquer les maux de la justice congolaise et de proposer des solutions pour sa revitalisation.
Lors de son intervention sur le thème : « La Justice est malade et quelle thérapie pour la guérir ? », Monseigneur Nshole a souligné que l’actuelle Constitution de la République Démocratique du Congo (RDC) représente un « pacte républicain » qui, si appliqué correctement, pourrait éviter au pays une situation chaotique.
En réponse aux discussions autour d’un éventuel référendum constitutionnel, il a mis en garde contre un tel projet, pointant le coût financier élevé des élections dans un contexte où des investissements importants sont nécessaires pour améliorer les conditions de vie des Congolais.
« Ça serait irresponsable d’aller dans le sens du changement de la Constitution qui implique le référendum. Aujourd’hui, on a besoin de beaucoup d’argent pour améliorer les conditions sociales de la population », a déclaré Monseigneur Nshole.
Il a rappelé que les élections et les référendums nécessitent des ressources financières conséquentes, qui pourraient être mieux allouées au bénéfice des enseignants, infirmiers, policiers et autres fonctionnaires essentiels au bien-être de la population.
Selon le secrétaire général de la CENCO, la Constitution actuelle, en tant que “pacte républicain”, a su instaurer une stabilité sécuritaire dans le pays, et les problèmes actuels de la RDC ne relèvent pas tant du texte constitutionnel que de son application.
« Les textes dont on dispose aujourd’hui, s’ils étaient appliqués, le pays ne serait pas dans cette situation », a-t-il affirmé.
La CENCO a également évoqué son rôle dans le contexte de la crise congolaise actuelle. Monseigneur Nshole a rappelé que l’église catholique ne cherche pas à s’opposer aux dirigeants, mais à les accompagner pour une gouvernance centrée sur le bien-être du peuple.
« La grande responsabilité de l’église dans cette situation, c’est de moraliser les politiques congolais. Les églises sont là pour accompagner et non pour s’opposer contre les dirigeants », a-t-il déclaré.
Monseigneur Nshole a ainsi réaffirmé l’engagement de l’église pour la bonne gouvernance, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un acte politique, mais d’une mission d’accompagnement pour que les citoyens congolais puissent vivre dignement. En cela, il a exhorté les autorités à recentrer leurs efforts sur la sécurité et le social, deux aspects essentiels pour stabiliser le pays.
Lors de cette prise de parole aux États généraux de la Justice, Monseigneur Nshole a insisté sur la nécessité d’examiner les enjeux sociaux et sécuritaires du pays avant toute modification constitutionnelle.
Selon lui, les ressources doivent être prioritairement allouées à l’amélioration des conditions de vie des Congolais, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la sécurité.
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