Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Politique

Eugène Diomi Ndongala : "Après le sommet de la Sadc et de l'EAC, l'Est du Congo toujours au bord du précipice"

2025-02-09
09.02.2025
Afrique
2025-02-09
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2025_actu/02-fevrier/03-09/eugene_diomi_ndongala_09_fevr_2025.jpg -

Lors d'un entretien avec MCP dimanche 9 février 2025, Eugène Diomi Ndongala, président national de la"Démocratie chrétienne" (DC), estime que le sommet du 8 février 2025 qui devait marquer un tournant pour la République démocratique du Congo, s'est achevé sans avancées concrètes. "Les grandes déclarations se sont heurtées à la dure réalité de l'Est du pays, où Bukavu, symbole de résilience, se retrouve désormais dans le viseur des groupes armés".

Une ville en danger

Dans l'Est de la RDC, l'insécurité est devenue le quotidien de la population. "Bukavu, véritable porte d'entrée de la région, est sur la ligne de front. Les habitants déclarent vivre dans la peur constante d'une attaque", s'inquiète Diomi Ndongala.

Un sommet de promesses en demi-teinte

Les dirigeants réunis sous l'égide de la Sadc et de l'EAC avaient promis de renforcer la coopération régionale et de soutenir les Fardc. Pourtant, sur le terrain, les mesures concrètes se font attendre. Comme souvent, les accords s'enlisent dans des divergences d'intérêts et un manque de moyens logistiques et financiers. Les déclarations finales risquent fort de rejoindre l'archive des sommets passés, où les belles paroles laissent place à l'inertie.

Selon Diomi, les scénarios possibles sont entre un espoir timide et un chaos annoncé.

1. Un espoir timide

Si le sommet devait servir de catalyseur, il faudrait que la volonté politique se transforme en actions. Un déploiement rapide de troupes mieux équipées, un suivi rigoureux des engagements et un soutien accumulé aux institutions locales pourraient contenir la menace. Dans ce scénario optimiste, Bukavu verrait sa sécurité renforcée, même si le chemin vers une paix durable reste semé d'embûches.

2. Le statu quo, synonyme de désastre

En l'absence d'un engagement ferme et de mesures concrètes, l'insécurité risque de s'envenimer. Les groupes armés étendront leur emprise et Bukavu pourrait bien être la prochaine victime. La ville verrait alors son destin scellé par une escalade de violences, alimentant une crise humanitaire et un exode massif. Ce scénario pessimiste rappelle les échecs répétitifs des sommets précédents.

3. Une intervention régionale renforcée, dernier espoir

Le troisième scénario envisage une réaction décisive de la part de la Sadc et de l'EAC. En déployant davantage des troupes, en exerçant une pression diplomatique sur les pays soutenant les rebelles – notamment le Rwanda et l'Ouganda – et en renforçant les capacités des Fardc, la situation pourrait s'améliorer. Mais cela exige une coordination inédite et une volonté politique sans faille, capable de transcender les intérêts nationaux au profit d'une stabilité régionale.

Les clés d'une mise en œuvre efficace

Le véritable défi, à en croire Diomi Ndongala, ne réside pas uniquement dans les accords signés, mais dans leur concrétisation sur le terrain. Pour transformer les belles promesses en réalité, plusieurs leviers doivent être activés :

La volonté politique : les autorités congolaises et leurs partenaires régionaux doivent s'engager résolument pour ne pas laisser ces résolutions devenir de simples vœux pieux.

Moyens logistiques et financiers : un déploiement rapide et efficace des forces, accompagné d'un soutien matériel et financier donc, est indispensable.

Coordination et suivi internationaux : la communauté internationale doit mettre en place des mécanismes de contrôle et de sanction pour garantir que les engagements soient respectés, tout en encourageant un dialogue inclusif entre toutes les parties.

L’heure des choix

Pour ce leader Ne Kongo, la RDC se trouve à un carrefour critique. Le sommet de la Sadc et de l'EAC aurait pu être l'occasion de tourner la page d'un conflit récurrent, mais sans actions concrètes, il risque de n'être qu'un énième rendez-vous manqué. Pour Bukavu et l'ensemble de l'Est du Congo, le temps presse. La communauté internationale et les dirigeants régionaux doivent décider: agir maintenant pour éviter un plongeon dans le chaos ou rester spectateurs d'une escalade de violences aux conséquences irréversibles. L'avenir de cette région fragile, conclut-il, dépend désormais d'un choix décisif, entre espoir timide et désastre annoncé.

 

LM
congo-press.com (MCP) / mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 2 commentaires
2251 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 447 jours
Une très bonne analyse qui résume le bas niveau d engagement scellé en Tanzanie, par la SADC-EAC sur la situation en RDCongo? Une analyse froide de la situation

Réagir

1
Répondre
Il y a 448 jours
Parmi les proches pris dans la tempête de la colère présidentielle, trois généraux sont tout particulièrement sous le feu des critiques, comme s'ils étaient les bouc-émissaires de l'incompétence ambiante. Il s'agit de Franck Ntumba, Chef de la Maison Militaire, de Tshiwewe, Ndaywel. Le premier, est interrogé par les services de renseignement sur les sommes détournées dans les contrats de recrutement des mercenaires. Sur 2 000 mercenaires repris dans les listes de paie, les enquêteurs n'ont retrouvé des traces que de 500 contrats. Plus de 1 500 mercenaires fictifs se sont vu verser la coquette somme de 6 000 USD par mois. En résumé, cela s'élève à un détournement mensuel de 9 millions USD, le tout sur une période de 18 mois, soit un joli pactole de 160 millions USD envolés, le général Franck Ntumba a reconnu le détournement. Il a avoué qu’il n’a été qu’un simple intermédiaire entre les banquiers et la Première Dame, ainsi que le jeune frère du Chef de l’Etat, Jacques Tshisekedi, avec qui il aurait partagé le butin.

Réagir

39
16
11
Répondre
right
Article suivant RDCongo : laboratoire du vivre-ensemble à l’échelle de l’Afrique tout entière
left
Article précédent Un débat constitutionnel ravivé, comme en 2016

Les plus commentés

Politique Urgent : Joseph Kabila sanctionné par les États-Unis, ses avoirs gelés et de nouvelles restrictions financières imposées

30.04.2026, 15 commentaires

Politique Kabila : Washington valide le diagnostic de Kinshasa (Tribune)

01.05.2026, 11 commentaires

Politique Sanctions contre Joseph Kabila : Kinshasa salue « un pas significatif contre l’impunité »

01.05.2026, 11 commentaires

Politique Sanctions américaines : Si Kagame a étudié dans les académies militaires, Tshisekedi a été formé par Étienne Tshisekedi », affirme Kabuya

02.05.2026, 8 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance