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Un important dispositif sécuritaire a été mis en place, ce lundi 23 octobre, à Lubumbashi, en République démocratique du Congo, pour la venue du président du rassemblement de l'opposition, Félix Tshisekedi. Le meeting annoncé, mais interdit par les autorités, n'a pas eu lieu. A la place, Félix Tshisekedi a donné une conférence de presse. De son côté, la majorité appelle l'opposant au respect de la loi.
Au cours de cette conférence de presse, Félix Tshisekedi a expliqué qu'à ses yeux, l'accord de la Saint-Sylvestre, signé l'an passé, ne serait plus valable à compter du 1er janvier 2018. Et ce, malgré les déclarations du président de la CENI, Corneille Nangaa, qui déclarait, il y a deux semaines, qu'une fois l'enrôlement des électeurs terminé, il lui faudrait encore 504 jours pour organiser le scrutin.
« Les fameux 504 jours de Corneille Nangaa, nous ignorons ça et donc nous maintenons… Ça renforce d’ailleurs notre détermination à voir la fin du règne Kabila au plus tard le 31 décembre. Après ça, nous agirons autrement s’il continue de se maintenir par défi à la tête du Congo. Donc pour nous, c’est terminé pour lui. Nous sommes venus ici, justement, pour voir la population, la réconforter et lui demander, d’ailleurs, de se préparer à chasser le régime Kabila. Et donc, on n’a pas à nous interdire le droit de le faire. Ce régime n’a rien compris du tout. Il continue d’utiliser la violence, de brimer la population, au point où je suis en train de me poser la question de savoir qui sont les irresponsables qui ont osé désigner la République démocratique du Congo sous Kabila à ce poste de Conseil des droits de l’Homme de Genève aux Nations unies », a confié l'opposant politique.
Une mobilisation « très faible » pour la majorité
Félix Tshisekedi a, par ailleurs, dénoncé les brutalités policières et les entorses à la liberté d'expression.
Le secrétaire général de la majorité présidentielle et président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku, a réagi hier sur ces accusations et l'appelle au respect de la loi.
« S'il y a eu des dérapages, des arrestations arbitraires, c'est condamnable, et cela sera réprimé par la justice congolaise. Mais, en même temps, il faut savoir que les autorités politico-administratives ont le droit de garantir l'ordre public. Si la démarche, initialement, n'était pas assise sur des motivations de paix, de sérenité mais que l'objectif était plutôt de troubler l'ordre public, il est tout à fait normal que les autorités puissent prendre des dispositions préventives...
RFI: en empêchant Félix Tshisekedi de rencontrer ses militants ?
... empêché de rencontrer ses militants, j'en doute fort parce que je sais que la mobilisation a été très faible, selon mes propres informations. Il faut laisser la justice faire son travail »
Lubumbashi: les jeunes qui revenaient de l'aéroport en groupe ont été arrêté par la police sur l’avenue Citoyenne Mobutu pic.twitter.com/tzILg9ZLGy
— Katanga Diaspora (@Diasporakatanga) 23 octobre 2017
Lubumbashi : d'un ton autoritaire, @fatshi13 rassure. @moise_katumbi @sindika_dokolo @abelamundala @SalomonKalonda @tresinsolent pic.twitter.com/m8T7oYLdPW
— KATANGA NEWSROOM (@KATANGANEWSROOM) 24 octobre 2017
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