
Economie
Sur les 500 bus dont dispose Transco, 350 sont exploités sur 13 lignes. Mais, déjà 16 sont immobilisés par manque de pièces de rechange.
Michel Kirumba, directeur intérimaire de Transco, avoue que l’entreprise ne dispose pas de stock de sécurité de pièces de rechange.
Dans sa note technique, Dominique Maussion craint que des lignes soient vite fermées, seulement par manque de pneus.
La subvention mensuelle du gouvernement en faveur de cette entreprise couvre uniquement le carburant, et non le fonctionnement, ni l’amortissement et encore moins l’investissement qui, selon le directeur sortant, s’élève à 22 100 USD par jour pour l’ensemble des véhicules, alors que le prix du ticket de bus est fixé à 500 FC (0,13 USD) par course.
Ce tarif ne peut pas supporter les charges ni permettre à Transco d’investir, d’où le besoin d’une meilleure subvention de l’État, a-t-il affirmé.
De son côté, le ministère des Transports et voies de communication explique qu’il attendait de la RATP, firme française qui aide actuellement dans la gestion de Transco, un « business plan » qui permettrait de corriger les failles. « Business plan » qui n’aurait été transmis que ce lundi 13 octobre.
Violation de la sécurité bancaire
Dans sa note technique, Dominique Maussion dénonce aussi des décaissements de fonds en violation de la sécurité bancaire.
De son temps, affirme-t-il, en guise de sécurité bancaire, les sorties de fonds de Transco, via la Rawbank, n’étaient valables qu’avec au moins trois signatures. Mais le directeur intérimaire de Transco, Michel Kirumba, a ordonné à la Rawbank de ne tenir désormais compte que de sa seule signature à cet effet.
M. Kirumba a aussi payé 15 000 USD cash à une personne physique pour une facture alors qu’à Transco le plafond pour un payement cash est de 300 USD et qu’au-delà de ce montant, il faut soit faire un chèque, soit ordonner un virement bancaire.
Le directeur intérimaire a aussi octroyé le marché de nettoyage des véhicules de Transco à l’ONG Initiative Plus, sans passer par un appel d’offres.
De son côté, Michel Kurumba reconnaît les faits et justifie ces actions pour des raisons d’urgence et de souplesse administratives.
Dominique Maussion dénonce aussi des écarts entre la subvention allouée et la consommation réelle de l’entreprise.
Pour 2013 par exemple, le montant alloué mensuellement par le gouvernement à Cobil était de 900 000 USD alors que la consommation de Transco n’était que de 300 000 USD.
Contacté par Radio Okapi, les responsables de Cobil se sont engagés à fournir “prochainement” des explications claires à ce sujet.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Diaspora Immigration: La Belgique envisage de refouler un premier groupe de Congolais demandeurs d’asile à partir de la semaine prochaine
17.04.2026, 4 commentairesPolitique Signature d'un accord avec le M23: l’ONU réclame une trêve vérifiable
17.04.2026, 3 commentairesAfrique Conflit RDC-Rwanda : Tshisekedi avance vers la fin des hostilités, mais le terrain résiste
17.04.2026, 3 commentairesPolitique Turquie : Félix Tshisekedi prône la refondation du multilatéralisme à partir des dynamiques régionales
17.04.2026, 3 commentaires
Ils nous font confiance