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Société

Kinshasa : la consommation de la drogue de plus en plus banalisée

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La consommation de la drogue prend des allures de plus en plus inquiétantes, principalement dans le chef des jeunes. Garçons et filles s’adonnent paisiblement à la consommation des stupéfiants pourtant interdits par les lois de la République. Aucune commune n’est épargnée par ce fléau qui, toute proportion gardée, rend la jeunesse congolaise oisive et inutile.

Hormis le chanvre, la cocaine et autres substances déjà connues du grand public, la drogue la plus prisée et récemment découverte par de nombreux jeunes s’appelle « Aguéné", communément connu sous le nom de « Guégué ».

Ce qui étonne le plus, c’est que même les agents de l’ordre sont identifiés parmi les grands consommateurs de la drogue, jusqu’à tel point que certains militaires et policiers se sont familiarisés avec bon nombre de vendeurs et fournisseurs de la drogue à travers le pays. Et la plupart des personnes interrogées à ce sujet estime que la consommation de la drogue ne peut être efficacement combattue, car même les agents de l’ordre (policiers et militaires) qui ont la charge de réprimer les consommateurs de la drogue pour le compte de l’Etat.

« Chaque fois que je dois débarquer à Kinshasa avec d’importants stocks d’Aguéné que j’achète à l’Equateur, je fais appel à mon grand frère, un haut gradé dans la Police nationale congolaise pour m’escorter. Lorsqu’il n’est disponible, je recours à d’autres policiers pour m’escorter avec ma marchandise. En contrepartie, je leur remets une bonne quantité de la marchandise. Ainsi, je peux passer toutes les barrières sans être inquiété. Le véhicule à bord du quel je me trouve ne peut être fouillé car les policiers qui m’escortent ont préalablement prévenu leurs compagnons d’arme et automatiquement, moi et ma marchandise devenons intouchables. Chaque gourde d’Aguéné me rapporte 50.000 francs congolais », a avoué un fournisseur de drogue.

Une familiarité qui fragilise

Dans les communes de Bandalungwa, Selembao, Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri et Kalamu, par exemple, les fumeurs de chanvre et consommateurs de « Guégué » ne se voilent plus la face. Ils commettent leur sale besogne au vu et au su de tous. Celui qui ose les conscientiser se voit tout de suite essuyé des injures.

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« Tous les jours ou presque, aux petites heures du matin, d’importants groupes de jeunes se constituent devant ma parcelle où ils se droguent tranquillement avec la bénédiction des personnes en tenue de la Police nationale congolaise (PNC), eux aussi fumeurs de chanvre et consommateurs de « Guégué ».

Après cet exercice quotidien, ce sont des chants et injures publiques qui se suivent. Je me suis plaint à plusieurs reprises au niveau de la commune ainsi qu’au sous-commissariat du rond-point Force publique, sans succès. Lassée et impuissante, je ne peux me permettre de les interpeller au risque d’essuyer des coups », s’est plaint une habitante de Kasa-Vubu.
 
Les réseaux de vendeurs et consommateurs de la drogue à Kinshasa sont bien connus et identifiés. Mais seulement, personne ne peut les inquiéter. Les quelques fois que certains d’entre eux ont été interpellés, ils ont été vite relâchés parce qu’intouchables. Certains vendeurs affirment qu’ils sont fournis par des éléments de la PNC, des FARDC et d’autres services de sécurité. Ce qui le mettent parfois à l’abri car protégés par leurs fournisseurs.

« Mon fournisseur est un haut gradé de la PNC. Chaque fois qu’il rentre le soir, il m’approvisionne en cannabis et Guégué. Après la vente, il passe récupérer son argent, me permettant ainsi petit à petit, à me constituer un capital. Et depuis, mon commerce prospère », a confié Djene-Djene, un vendeur de drogue bien connu à Selembao.

Des analystes sont d’avis que si l’on n’y prend garde, la jeunesse congolaise risque de constituer un grand danger pour le pays.


MCN TEAM / mediacongo.net
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Il y a 2999 jours
C'est normal vu que le gouverneur André KIMBUTA en prend aussi et je pari que même Joseph Kabila aussi

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