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Disparition du lac Tchad : le projet de détournement du fleuve Congo exhumé à nouveau !

Disparition du lac Tchad : le projet de détournement du fleuve Congo exhumé à nouveau ! 2018-03-01
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Le lac Tchad - à cheval sur le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad - a perdu 90% de sa superficie en 40 ans. (© FAO/Marzio Marzot)

Eviter la disparition du Lac Tchad : l'urgence est bien réelle, et pour y faire face, des experts réunis à son chevet ont exhumé Transaqua, un mégaprojet imaginé dans les années 1980 et controversé, qui consiste à remplir l'immense oasis asséchée en détournant une partie du débit du fleuve Congo.

L'idée, particulièrement ambitieuse, est de creuser un canal de 2.600 km depuis la République démocratique du Congo (RDC), puis à travers la Centrafrique, jusqu'au lac d'eau douce.

Transaqua a été ces trois derniers jours au coeur d'une conférence organisée par le gouvernement nigérian et l'Unesco, qui a réuni des dizaines d'experts et diplomates à Abuja.

Le lac Tchad - à cheval sur le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad - est depuis quelques années synonyme de Boko Haram, dont l'insurrection jihadiste a ravagé la région.

Mais les changements climatiques et la très mauvaise gestion des ressources hydrauliques ont provoqué un déclin considérable. Le lac a perdu 90% de sa superficie en 40 ans.

Les quelques 40 millions de personnes vivant autour et sur le lac sont parmi les plus pauvres au monde, l'ONU estimant qu'un quart d'entre elles ont besoin d'aide alimentaire pour survivre.

Le groupe jihadiste a profité de cette vulnérabilité pour recruter des milliers d'agriculteurs et de pêcheurs coupés de leurs moyens de subsistance et établir des bases arrière sur les îles du lac.

Le transfert d'eau n'est pas une option mais une nécessité

L'assechement et disparition du lac Tchad

Le projet Transaqua, imaginé dès 1982 par le cabinet d'ingénierie et de conseil italien Bonifica, implique d'immense défis techniques et financiers, et n'a jamais vu le jour.

Mais l'arrivée d'un partenaire chinois, la Power Construction Corporation of China (PowerChina), qui a signé un accord en 2017 avec la société à l'origine du projet, a récemment relancé les espoirs et les critiques autour du projet.

Pour ses partisans, Transaqua est le seul moyen de faire face à l'actuelle crise humanitaire et environnementale.

"Le transfert d'eau entre les différents bassins [hydrographiques] n'est pas une option mais une nécessité", a déclaré Sanusi Abdullahi, secrétaire exécutif de la Commission du bassin du lac Tchad, qui supervise l'utilisation de l'eau et des ressources naturelles.

"Nous sommes confrontés à la possibilité que le lac Tchad disparaisse et ce serait catastrophique pour l'ensemble du continent africain".

Peu d'informations ont filtré sur l'accord qui lie aujourd'hui le cabinet italien au géant PowerChina, hormis que ce dernier a été chargé de conduire une étude de faisabilité.

"Nous travaillons sur des projets ici et nous voulons endosser une responsabilité sociale", a déclaré Ziping Huang, ingénieur chez PowerChina.

Inacceptable !

l'ex-ministre de l'Environnement, Bavon N'sa Mputu Elima, ne soutient pas ce projet . (© Radio Okapi/John Bompengo)

Mais le projet, qui selon une estimation pourrait coûter jusqu'à 14 milliards de dollars (11,5 milliards d'euros), suscite de fortes résistances à Kinshasa.

Le transfert des eaux congolaises vers le lac Tchad est "inacceptable", a réagi au téléphone le sénateur d'un parti d'opposition, Modeste Mutinga, auteur du livre "La guerre de l'eau à la porte de la RDC".

Cela reviendrait à "perturber le débit du fleuve Congo avec des conséquences sur les écosystèmes en RDC", a-t-il expliqué à l'AFP. "On ne doit pas chercher à résoudre un problème dans un coin et en créer ici en RD Congo".

Même réaction chez le député de la majorité Bavon N'Sa Mputu Elima, ex-ministre de l'Environnement, pour qui "il faut résoudre les problèmes au niveau du bassin du lac Tchad : l'usage abusif de l'eau par des éleveurs tchadiens, accroitre l'hydraulicité des rivières qui alimentent ce lac en eau par l'entretien des berges".

Les défis techniques et sécuritaires qu'implique un projet comme Transaqua sont également décourageants. Le gigantesque canal devrait traverser plusieurs pays à la géographie changeante et empêtrés dans une instabilité chronique.

Outre les combattants de Boko Haram établis autour du lac Tchad, la Centrafrique, notamment, est dévastée par des années de guerre et les exactions des groupes armés qui contrôlent de vastes régions.

Devoir de coopération

Près de 40 millions de personnes vivent de / ou autour du lac Tchad. Mais les ressources essentielles se réduisent rapidement sous l'impact du changement climatique et de la mauvaise gestion de cette eau.

Et même si le temps presse à l'allure où les eaux du lac disparaissent, Ziping Huang, de PowerChina, reconnait que lancer un tel projet avec la situation sécuritaire qui prévaut aujourd'hui dans la région est "au-delà de l'imagination de notre compagnie".

Reste une autre difficulté : faire coopérer les quatre pays riverains du lac. "Ces pays doivent coopérer s'ils veulent faire face à ces risques transnationaux, il n'y a tout simplement pas d'autre moyen de le faire", souligne Florian Krampe, du programme sur le changement climatique et les risques de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).

"La question est, les institutions sont-elles prêtes ?"


AFP / MCN, via mediacongo.net
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12 commentaire(s)
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mushikazi - 14.03.2018 12:35

bravo mon excellence pour la défense de nos richesses. Tout les congolais ne sont pas corrompis comme vous le pensez. voila un exemple.

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mushikazi - 14.03.2018 12:31

vous vous comportez comme des véritables voleurs. vous ignorez que les solution à vos problèmes se trouve en RDC et seule le peuple a le droit d’accepter ou de refuser de vous apporter une aide. pas question de nous imposer. nous ne sommes pas d'accord avec votre proposions.

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mushikazi - 14.03.2018 12:23

les voleurs des eaux d'autrui, vous devez venir acheté l'eau dans des bidons et bouteille en RDC et non détourné ou Transférer. kiekiekie. vous n' y parviendrez pas vous êtes comparez aux rwandais qui cherchent à tout prix annexé une partie du sol congolais au rwanda. les congolais sont éveillé au jourd'hui et ils n’acceptent plus des complaisance pour ses richesses que Dieu la comblé. Les jaloux vont maigrir, les voleur d'eaux seront découragé.

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Bilobela kaka - 01.03.2018 23:25

Ces ouest-Africains y compris le Tchad ne s’intéressent guère à la souffrance dU Congo. Mobutu avait aidé les Tchadiens en guerre contre Khadafi; En quoi ces Tchadiens nous ont été reconnaissants? En rien. Ces Nigérians n'avaient-ils pas supporté Kunda Abatuaré qui tuait à l'est du Congo? L'eau de Congolais aux Congolais; nous ne voulons pas partager cette eau sacrée avec les fils musulmans de la région steppique. Charité ordonnée commence chez soi: Kimbanseke, Kingasani, Kasumbalesa, beni ne sont pas encore servis en eau potable.

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Le sage - 01.03.2018 15:35

Nous réservons une fin de non recevoir à cette idée de mauvais gout!

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kawasaki - 01.03.2018 13:56

non

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Scorpion - 01.03.2018 12:57

La RDC a déjà repondu à cette question d'alimenter le lac TCHAD par le fleuve Congo. Il faut puiser l'eau à partir de l'embouchure du fleuve Congo à Moanda pour pomper le lac Tchad car c'est une eau qui se deverse en océan et que la population des pays du bassin du Congo n'a plus besoin. Le Nigéria qui est parmi les puissances économiques de l'Afrique et le plus grand utilisateur du lac Tchad peut financer ce projet en mettant des pipelines de Moanda jusqu'au lac Tchad sans probleme.

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florent - 01.03.2018 11:55

la rdc un état moribond, état faible, ayez pitiez de nous père

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fausseliberation - 01.03.2018 11:26

C'est le moment d'avoir une armée forte, efficace, dissuasive, capables de protéger les richesses du pays. Sinon nos richesses serviront tjrs les autres, le cas du coltan, cuivre, bientôt l'eau et le cobalt.

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Blanchard - 01.03.2018 11:25

Sauvons l'humainite. CEs pauvres gens autour du lac tchad merite l'attention de tous.

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judas_jordan - 01.03.2018 10:58

Donc ces gens lance un projet pour exploiter une ressource qui appartient a la RDC sans associer ce dernier dans les discussions ni dans les études du projet. Ok super c'est cool !!! attendons voir la réaction des médiocres qui nous dirigent, ils vont se précipiter sur les commissions a toucher sur le projet et le valider a la vas vite sans se poser des questions sur les conséquences environnementales.

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Kwekwetumas - 01.03.2018 10:38

N importe quoi. La médiocrité a atteint toute l Afrique. Créer un problème chez le voisin pour résoudre les siens.

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